Claudio Alejandro Petris, juge de la Chambre d'Esquel, a démissionné le 6 novembre, dix jours avant le jury prévu pour des accusations d'enrichissement illicite présumé, abus de pouvoir et conflits d'intérêts. Le Tribunal supérieur doit décider d'accepter ou non.
Si la démission est acceptée, le tribunal de jugement pourrait perdre son objet car Petris ne serait plus magistrat. L'affaire pourrait être classée avant le débat public. Une démission n'est pas un aveu.
Petris avait aussi joué un rôle visible dans l'Association des magistrats et s'était opposé politiquement au gouverneur Ignacio Torres. Ce contexte ne peut toutefois remplacer l'analyse des preuves.
La question centrale est de savoir si la démission peut servir de sortie d'un processus disciplinaire avancé. La perte du statut peut clore le jury, mais laisser des accusations graves sans réponse publique.
Les accusations ont des éléments distincts et exigent patrimoine, documents, décisions, liens et conduite fonctionnelle. Le jury devait offrir un débat contradictoire.
Le Tribunal supérieur doit donc motiver sa décision et préciser le sort des éléments déjà recueillis. La transparence est essentielle.
D'éventuelles enquêtes pénales ou patrimoniales indépendantes devraient continuer. Quitter la fonction n'efface pas automatiquement d'autres responsabilités.
La prochaine étape est la décision plénière. Si la démission est acceptée, le débat portera sur les enquêtes restantes; si elle est rejetée, le jury continuera.