Santa Fe Justice

Les députés modèrent la réforme sécuritaire de Pullaro et renvoient la décision au Sénat

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Le texte a été adopté par 37 voix contre 11 après un accord entre radicaux et socialistes. Les zones policières spéciales et interrogatoires sans avocat ont été supprimés, tandis que contrôle judiciaire, participation des victimes et limites au renseignement ont été ajoutés; les perquisitions exceptionnelles et le régime pénitentiaire aggravé demeurent.

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La Chambre des députés de Santa Fe a donné une demi-sanction à la réforme de Maximiliano Pullaro par 37 voix contre 11. Le résultat suit une négociation intense entre UCR et socialistes d'Unidos, avec l'exécutif et des observations de la Cour. Le texte conserve des outils plus durs mais supprime plusieurs risques constitutionnels.

Le changement principal est la suppression des zones d'intervention policière spéciale. Le projet initial permettait contrôles d'accès, fouilles de véhicules, restrictions de circulation et retenues jusqu'à 48 heures. Leur élimination évite des territoires dotés de pouvoirs exceptionnels.

Les interrogatoires policiers sans avocat ont également disparu. Le procureur pourra recevoir des déclarations informatives sous garanties, mais elles ne pourront servir de preuve à charge. Cela protège contre l'auto-incrimination sans défense.

Les procès en absence exigent autorisation judiciaire, défenseur, audience préalable de la victime et enregistrement audiovisuel. Les plaignants pourront intervenir dans l'audience d'imputation. La participation des victimes ne doit pas affaiblir la présomption d'innocence.

Le texte maintient neuf cas de perquisition sans mandat, avec contrôle judiciaire automatique dans les 24 heures pour les hypothèses les plus larges. Il conserve aussi la neutralisation d'immeubles liés à des activités illégales, sous révision.

Un régime pénitentiaire aggravé demeure pour certains détenus, avec isolement et suspension de visites ou communications, soumis au juge. La sécurité ne supprime pas l'interdiction des traitements cruels ni le contrôle des effets sanitaires.

Les tâches de renseignement affectant fortement la vie privée nécessiteront une autorisation judiciaire, et prévention et enquête pénale sont distinguées. Il faut éviter fichiers parallèles et surveillance politique.

Le Sénat devra maintenant revoir l'équilibre. Le gouvernement obtient des outils, mais les droits restent compatibles avec l'efficacité. La loi finale devrait imposer rapports publics, audits, statistiques pénitentiaires et contrôle du renseignement.

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