La Législature de San Luis a progressé dans la définition des questions susceptibles d'intégrer une réforme partielle de la Constitution provinciale. Les commissions des Affaires constitutionnelles du Sénat et de la Chambre des députés se sont de nouveau réunies conjointement pour examiner le projet qui doit déclarer la nécessité de la réforme. Le vice-gouverneur et président du Sénat, Ricardo Endeiza, a dirigé la rencontre avec le constitutionnaliste Cristian Altavilla, le directeur général de la Liaison parlementaire José Giraudo et des élus des deux chambres.
L'un des axes propose d'inscrire une clause fédérale réaffirmant l'autonomie de San Luis conformément à la réforme de la Constitution nationale de 1994. La discussion porte sur le renforcement des compétences propres de la province, sa participation à la conception des politiques fédérales et sa place dans un éventuel débat sur un nouveau régime de coparticipation fiscale. L'objectif est d'exprimer ces facultés dans le texte constitutionnel local.
La mise à jour aborde aussi le domaine technologique. Les parlementaires ont étudié des droits liés à l'identité numérique, à la protection des données personnelles face aux algorithmes, à l'accès universel à la connectivité et aux garanties de l'Habeas Data. S'y ajoute l'accès à l'information publique dans un modèle de gouvernement ouvert et transparent, tandis que l'intelligence artificielle apparaît comme une réalité que le texte actuel ne prévoit pas spécifiquement.
Un autre chapitre à l'étude encadrerait les relations intergouvernementales et internationales. La proposition vise à autoriser San Luis à conclure directement des accords d'investissement et de coopération avec d'autres niveaux de l'État et avec des acteurs étrangers, dans les limites reconnues par la Constitution nationale. Cette définition relierait l'autonomie provinciale à des outils de gestion d'accords au-delà de son administration immédiate.
La réforme pourrait également modifier l'élection du pouvoir exécutif. La réunion a traité de l'introduction d'un second tour pour le gouverneur et le vice-gouverneur, présenté comme un instrument destiné à renforcer la légitimité populaire du tandem vainqueur. Cette nouvelle règle provinciale devrait être expressément habilitée avant qu'une Convention puisse en débattre.
Cette limite constitue un élément central du dispositif institutionnel examiné. La future Convention constituante ne recevrait pas une autorisation générale de réviser toute la Constitution : elle ne pourrait intervenir que sur les sujets expressément énumérés par la loi déclarant la nécessité de la réforme. Même dans ce cadre, elle conserverait la faculté de maintenir sans changement les dispositions jugées adéquates ; l'habilitation législative n'entraîne donc pas automatiquement une modification.
Le processus reste au stade parlementaire. La réunion a organisé les contenus sur le fédéralisme, les droits numériques, la coopération, le système électoral et les pouvoirs de la Convention, mais elle n'a ni constitué ni convoqué l'organe de réforme. La prochaine étape revient aux deux chambres : poursuivre l'examen et adopter une déclaration de nécessité avec un ordre du jour précis. Ce n'est qu'ensuite que pourra s'ouvrir l'étape constituante chargée de décider quelles propositions entreront effectivement dans la Constitution de San Luis.