Neuquén

Centenario a maintenu quatre licenciements municipaux après l'échec de la conciliation obligatoire

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L'exécutif municipal a défendu les procédures disciplinaires liées à des absences prolongées et exclu toute réintégration. Le SOEMC affirme que deux salariés licenciés étaient des délégués protégés par la loi. La conciliation épuisée, le conflit peut déboucher sur des actions syndicales et un contrôle judiciaire.

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La Municipalidad de Centenario a maintenu le licenciement de quatre agents après l'échec de la conciliation obligatoire avec le Sindicato de Obreros y Empleados Municipales de Centenario devant la Subsecretaría de Trabajo de Neuquén. Les salariés avaient été licenciés début mai à l'issue de procédures administratives portant sur des absences prolongées. L'exécutif du maire Esteban Cimolai a exclu tout retour en arrière, tandis que le conflit s'oriente vers un recours administratif ou judiciaire.

Le SOEMC était représenté à l'audience par son avocat Federico Egea et les responsables syndicaux Vanesa Yevenes, Horacio Juárez et Gustavo Herrera. Le sous-secrétaire aux Ressources humaines Mariano Brage représentait la municipalité. Le procès-verbal a constaté l'impossibilité d'un rapprochement entre les parties. Après l'épuisement de la conciliation, le syndicat a demandé sa liberté d'action, ce qui lui permet d'organiser de nouvelles mobilisations après l'échec de la procédure formelle.

Le syndicat conteste tout particulièrement deux des quatre licenciements, car il affirme que les salariés concernés étaient des délégués syndicaux. Selon le SOEMC, la municipalité devait d'abord obtenir la levée judiciaire de leur protection syndicale avant de pouvoir les licencier. Il a également signalé des plaintes pour violence au travail qui, d'après lui, n'ont donné lieu ni à une réponse ni à des mesures préventives. Ces arguments fondent la contestation syndicale, mais ne constituent pas encore une décision judiciaire sur la validité des licenciements.

L'exécutif municipal a présenté une version opposée. Il a assuré que les quatre dossiers résultaient de procédures disciplinaires ayant garanti le droit de défense, avec la possibilité de présenter des explications, des preuves et des circonstances personnelles, familiales, sociales ou médicales. Selon l'administration locale, aucun de ces éléments n'a justifié les absences prolongées ni réfuté les manquements reprochés. La municipalité a aussi précisé que les licenciements pouvaient être réexaminés par les voies administratives et judiciaires compétentes.

Le conflit a également entraîné des changements dans le service Agua y Saneamiento. Cimolai a accepté pour raisons de santé la démission du secrétaire responsable et a pris provisoirement la direction du service jusqu'à la nomination d'un remplaçant, répondant ainsi en partie aux demandes syndicales. Une procédure disciplinaire contre le sous-secrétaire du secteur a aussi avancé. Ces décisions ont changé la direction, sans modifier le point central : la municipalité a maintenu les quatre licenciements et le syndicat a refusé de clore sa revendication sans réintégration.

L'administration a invoqué sa politique salariale en affirmant qu'entre janvier 2024 et avril 2026, les salaires municipaux avaient augmenté de 410,68%, contre une inflation cumulée de 271,43%. Elle a présenté l'écart de plus de 139 points de pourcentage comme une récupération du pouvoir d'achat, mais cette comparaison ne détermine pas à elle seule la légalité des licenciements. Le prochain résultat vérifiable viendra d'éventuelles actions syndicales et du contrôle administratif ou judiciaire, qui confrontera les procédures pour absence à la protection légale revendiquée pour deux travailleurs.

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