La députée nationale Graciela Parola a défendu Gildo Insfrán face au nouveau processus ouvert à la Cour suprême et a accusé l'opposition de tenter de l'écarter par des décisions judiciaires. La législatrice a soutenu que ses adversaires ont peur du gouverneur et a comparé l'intervention des tribunaux aux proscriptions imposées par des gouvernements de facto.
Le dossier, cependant, n'a pas encore de décision sur le fond. Le 20 août, la Cour s'est déclarée compétente pour examiner la demande contre la clause transitoire quatrième de la Constitution provinciale et a ordonné que Formosa réponde dans un délai de 60 jours. Cette décision ouvre la procédure et ne détermine pas si Insfrán peut ou non se présenter en 2027.
Le conflit a pour antécédent l'arrêt de décembre de 2024 qui a déclaré inconstitutionnel l'ancien article 132, habilitant la réélection indéfinie. La réforme provinciale ultérieure a limité le gouverneur et le vice-gouverneur à une seule réélection consécutive, mais a établi que le mandat en cours au moment de la réforme doit être considéré comme le premier du nouveau régime.
Insfrán gouverne Formosa depuis décembre de 1995 et entame son huitième mandat consécutif. La disposition contestée pourrait lui permettre de se présenter pour la période 2027-2031, interprétation que Confederación Frente Amplio Formoseño considère contraire au principe républicain. Parola a affirmé que le gouverneur n'a jamais manifesté qu'il cherche une autre candidature et a qualifié cette hypothèse de spéculation de l'opposition.
La députée a également défié ses adversaires à se mesurer dans les urnes. Sa comparaison entre le contrôle judiciaire et les prosscriptions militaires constitue une évaluation politique, et non une description de la situation institutionnelle : la Cour agit dans le cadre d'une affaire constitutionnelle, avec transmission à la province et possibilité de défense. Les juges ne choisissent pas le prochain gouverneur ni ne désignent de candidats alternatifs.
La question en suspens est de savoir si la clause transitoire peut compter le huitième mandat comme premier sans contredire l'arrêt précédent et les exigences républicaines de la Constitución Nacional. La Cour devra résoudre ce point après avoir entendu les parties. D'ici là, il n'y a ni inhabilité, ni habilitation définitive, ni candidature proclamée ; toute conclusion dans un sens ou dans l'autre anticiperait un jugement qui n'existe pas encore.