Buenos Aires Économie

Les locaux fermés restent de plus en plus longtemps vacants dans le centre de Tandil

Partager
Facebook X LinkedIn WhatsApp

Le Syndicat des employés de commerce a décrit une rotation beaucoup plus lente des immeubles du microcentre : après une liquidation et la fermeture, un autre commerce n'apparaît plus rapidement. La ville ne dispose pas encore d'un comptage local consolidé qui mesure l'ampleur du phénomène.

Écouter cet article

Prêt à écouter

Le centre de Tandil montre une présence croissante de commerces fermés qui restent vides pendant des périodes plus longues. Les liquidations de marchandises avant de quitter les locaux et les panneaux de vente de fonds de commerce sont devenus des images récurrentes du microcentre. Le phénomène est visible dans des rues comme Rodríguez, bien que les informations disponibles ne fournissent pas une enquête locale permettant de préciser combien d'établissements ont cessé de fonctionner.

José Larraburu, secrétaire général du Sindicato de Empleados de Comercio de Tandil, a qualifié la situation de préoccupante. Son observation principale ne se limite pas au fait qu'il y ait des fermetures : elle concerne aussi la vitesse de remplacement. À d'autres moments, un local inoccupé pouvait rapidement recevoir un nouvel investissement ; maintenant, les volets restent baissés plus longtemps, en attendant des projets qui n'arrivent pas.

La rétraction de la consommation apparaît comme le cadre immédiat de cette vacance. Les familles réduisent leurs dépenses et ont recours à l'endettement pour maintenir les achats de base, tandis que les commerces perdent de l'activité. Lorsque le chiffre d'affaires ne suffit pas, les entreprises liquident leurs stocks et quittent le local. Cette séquence décrit une crise commerciale en cours, mais n'autorise pas à transformer chaque local vacant en une fermeture survenue pendant la même période.

Le diagnostic local a été accompagné par des chiffres nationaux diffusés par le gouvernement de la province de Buenos Aires. Le ministre Carlos Bianco a cité une statistique qui situe à 7.567 la perte de sociétés commerciales dans le pays et a parlé d'environ 30 commerces en moins par jour. Il a également déclaré que, depuis le changement de gouvernement national, plus de 28.000 entreprises ont fermé. Ce sont des grandeurs de portée argentine et non un décompte spécifique de Tandil.

Bianco a ajouté que sept entreprises sur dix ont procédé à des licenciements au cours du premier semestre pour réduire les coûts face à la baisse des ventes ; il a également indiqué que 64% des travailleurs n'ont pas reçu d'augmentations salariales et que 35% des entreprises prévoyaient de continuer à réduire leur personnel. Ces affirmations ont été présentées comme un contexte politique et professionnel. Les preuves strictement tandiliennes restent qualitatives : plus de stores fermés et des périodes de vacance plus longues.

La prochaine donnée nécessaire sera un relevé systématique du centre distinguant les locaux fermés, les immeubles à louer, les déménagements et les commerces remplacés par une autre activité. Jusqu'à ce que cette mesure existe, le signal vérifiable est la détérioration de la rotation commerciale signalée par le syndicat et visible dans le centre-ville. La durée de la vacance est importante car elle prolonge la perte d'activité, d'emploi et de circulation dans chaque rue affectée.

Étiquettes de l’article