Santiago del Estero Politique

La Ficha Limpia de Santiago del Estero avance avec un double filtre pénal et toxicologique

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Le groupe provincial de La Libertad Avanza veut écarter les candidats dont la condamnation a été confirmée en appel et ajoute certificats judiciaires, déclarations sous serment et contrôles de consommation. Le Tribunal électoral appliquerait le dispositif lors de l'homologation des listes.

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Un projet de Ficha Limpia porté par le groupe La Libertad Avanza a ouvert, à la législature de Santiago del Estero, un débat qui dépasse l'interdiction des candidatures de personnes condamnées. L'initiative associe un filtre pénal à des certificats, des déclarations sous serment et des examens toxicologiques, et vise les mandats électifs provinciaux et municipaux ainsi que les directions partisanes du district.

Le cœur du dispositif est l'inéligibilité des précandidats et candidats condamnés pour des délits graves lorsque la décision a été confirmée par une juridiction de révision. Il ne serait pas nécessaire que tous les recours extraordinaires soient épuisés : la restriction commencerait après ce second examen et durerait jusqu'à une éventuelle annulation ou jusqu'à l'exécution de la peine. Le texte relie ce critère à la corruption et à d'autres conduites jugées incompatibles avec une fonction publique.

L'ampleur du régime apparaît dans la liste des fonctions concernées. Elle comprend les candidats aux postes de gouverneur et vice-gouverneur, les députés provinciaux, les membres d'une convention constituante, les maires, conseillers municipaux, commissaires municipaux et les autres mandats électifs provinciaux ou locaux. Elle touche aussi les personnes aspirant à une direction partisane à Santiago del Estero, au-delà des seules listes soumises au vote.

Pour rendre l'interdiction vérifiable, les partis, fronts et alliances devraient joindre à chaque candidature un certificat d'antécédents pénaux en cours de validité et une déclaration sous serment attestant que la personne n'est pas frappée d'inéligibilité. Le Tribunal électoral provincial contrôlerait ces documents lors de l'homologation des listes, étape décisive où serait tranchée la possibilité, pour chaque nom, de participer au scrutin.

Le projet ajoute une exigence distincte des condamnations : des examens médicaux signés par des professionnels déclarant que les candidats ne consomment pas de stupéfiants ni de psychotropes interdits. Sur demande motivée, l'autorité pourrait ordonner un nouvel examen en protégeant l'intimité de la personne. Un résultat positif interdirait la candidature pour la période électorale, sans exclure une éventuelle responsabilité pénale, sous le contrôle du Tribunal électoral.

Marcelo Figueroa, président du groupe libertarien, a inscrit l'initiative dans la politique nationale visant à promouvoir la Ficha Limpia et des réformes électorales dans les provinces. Le texte reprend cette impulsion mais construit son propre mécanisme : il fixe le moment procédural de l'exclusion, impose aux forces politiques de préparer les justificatifs et ajoute un contrôle sanitaire qui élargira le débat sur l'aptitude exigée des candidats.

Les municipalités dotées d'une charte organique seraient invitées à adhérer et à adapter leurs régimes électoraux, de sorte qu'une adoption provinciale ne clorait pas le processus. La prochaine étape appartient à la Chambre des députés, qui doit inscrire le texte à son ordre du jour et fixer son examen. Les auteurs le disent imminent, mais aucune séance n'est confirmée. Les élus devront alors décider si le double filtre est maintenu et comment l'autorité électorale l'appliquera.

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