Le gouverneur Rolando Figueroa a ratifié que le Pouvoir exécutif de Neuquén n'interviendra pas dans les décisions judiciaires concernant les expulsions liées à des conflits de propriété entre particuliers. Il a formulé cette réponse lors du Neuquén Day, tenu dans la Ville de Buenos Aires, lorsqu'on l'a interrogé sur la récente expulsion du Lof Kinxikew à Villa La Angostura. La phrase utilisée par le dirigeant a été qu'il s'agit de questions entre privés.
La position n'est pas nouvelle. Le 23 juillet, Figueroa avait soutenu que, à l'exception du cas du Camping Correntoso, les expulsions ordonnées dans Villa La Angostura relevaient de litiges privés et que l'Exécutif ne pouvait pas intervenir dans les décisions judiciaires. La répétition établit un critère institutionnel de séparation des pouvoirs, mais ne résout pas le débat sur les obligations administratives qui peuvent exister autour des communautés indigènes, de l'aide sociale ou de la médiation politique.
La lonco Manky Kinxikew a voyagé à la rencontre pour demander une conversation directe avec le gouverneur. Selon son récit, elle n'a pas réussi à maintenir cette réunion et a eu un bref échange avec la sénatrice nationale Julieta Corroza, qui l'a renvoyée au ministre du Gouvernement, Jorge Tobares. La référente communautaire a affirmé qu'elle continuerait à rendre le réclam visible et a critiqué le fait que l'administration provinciale se limite à décrire le cas comme une controverse privée. Sa demande combine la situation territoriale immédiate avec une demande d'un canal politique stable pour traiter des conflits semblables.
La communauté et les organisations mapuches invoquent la Constitution provinciale, le Convenio 169 de l'Organisation Internationale du Travail et le Ley provincial 3.401 pour réclamer une intervention étatique. Cette position soutient que le conflit ne peut pas être analysé uniquement comme un différend foncier. La note diffusée n'inclut pas le texte complet de l'ordonnance judiciaire, les titres en discussion ni les actions du dossier, ce qui ne permet pas d'établir la portée juridique de chaque argument.
Une source officielle a fourni une reconstruction supplémentaire de l'épisode. Elle a indiqué que la conférence de presse avait un ordre de questions, que l'homme qui avait abordé de manière insistante Figueroa ne serait pas venu avec la communauté et que ses membres ont déclaré ne pas le connaître. Cette version ne modifie pas le contenu de la réponse du gouverneur, mais apporte un contexte sur l'échange. Elle a également affirmé que des représentants communautaires ont parlé ensuite avec le chef de cabinet. L'identité ou le comportement de la personne ayant posé la question ne résout en aucun cas la question de fond soulevée par le Lof.
Selon cette même explication officielle, le dialogue ultérieur aurait permis de coordonner une réunion formelle pour les prochains jours. Jusqu'à ce que la rencontre ait une date, des participants et un ordre du jour confirmés, il convient de la présenter comme une démarche en préparation et non comme une table déjà constituée. Une instance institutionnelle pourrait aborder l'assistance, la médiation et le respect des règles sans que l'Exécutif remplace le tribunal chargé du dossier de propriété.
Le conflit oppose deux lectures : celle du Gouvernement, qui met l'accent sur le caractère privé et l'indépendance judiciaire, et celle de la communauté, qui réclame des obligations publiques spécifiques envers les peuples autochtones. Il n'y a pas dans les déclarations de solution convenue ni de révision de l'expulsion. L'étape vérifiable suivante sera de savoir si la réunion annoncée se concrétise et quelles mesures administratives la Province peut adopter dans le cadre de ses compétences, en maintenant séparées la décision judiciaire et la responsabilité politique. Il sera également nécessaire que les parties publient des informations de base sur le dossier afin d'éviter que le débat ne se réduise à des slogans incompatibles et à des versions partielles. La présence d'observateurs et un procès-verbal de la réunion pourraient assurer la continuité du dialogue. Tout accord administratif devra respecter la résolution judiciaire en vigueur, sauf s'il est modifié par les voies procédurales correspondantes. La transparence aidera à réduire de nouvelles confrontations sur le territoire.