Le Syndicat des employés et ouvriers municipaux de Jujuy a rejeté la proposition salariale de 6 % échelonnée et averti qu'elle cherchait à clore la négociation jusqu'au prochain cycle annuel. Le SEOM a organisé une radio ouverte sur la place Belgrano et affirmé qu'environ 24 000 familles dépendent de rémunérations encore inférieures au coût de la vie. Le conflit associe salaires, stabilité et inégalités territoriales.
Le secrétaire général Sebastián López estime que l'offre provinciale ne garantit ni récupération immédiate ni date claire pour atteindre le plancher annoncé d'un million de pesos. Selon son interprétation, les tranches s'étendraient jusqu'à la fin de l'année et le gouvernement éviterait une réouverture avant février 2027. Le syndicat craint que l'inflation n'érode chaque versement avant la fin du calendrier.
Le SEOM réclame un salaire initial de 1,6 million de pesos, en prenant pour référence un panier familial de base. López soutient que les faibles pourcentages sont insuffisants pour les plus bas revenus et aggravent les écarts entre catégories. Lorsque l'augmentation s'applique à des salaires de base faibles, ancienneté et responsabilités produisent peu de différence et beaucoup doivent chercher un second emploi.
La demande dépasse le pourcentage. Le syndicat exige la convocation urgente du Conseil provincial de l'emploi municipal, avec les maires, le gouvernement provincial et le SEOM. Il souhaite y discuter une politique commune, car les conditions salariales et administratives diffèrent fortement entre San Salvador de Jujuy et les communes de l'intérieur.
L'absence de cette instance nourrit un échange de responsabilités. Selon le syndicat, les maires invoquent les restrictions provinciales, tandis que l'exécutif renvoie à chaque commune les titularisations, reclassements et régularisations salariales. De nombreux dossiers restent ainsi bloqués et les travailleurs ne trouvent aucune autorité disposée à résoudre l'ensemble de leurs revendications.
Les questions en attente comprennent la stabilité des journaliers et contractuels, la régularisation des compléments et la reconnaissance des tâches réellement accomplies. Le SEOM affirme que la précarité se concentre dans l'intérieur, où certains employés cumulent des années de service sans intégration complète. Il présentera donc des projets à la législature pour fixer des règles de stabilité et limiter la discrétion municipale.
La direction attendra le texte définitif appliquant l'augmentation avant de définir son plan d'action. S'il confirme 6 % sans clause de révision, le syndicat organisera des assemblées dans toute la province et reprendra marches et radios ouvertes. La stratégie combine pression publique, négociation institutionnelle et travail législatif pour empêcher une fermeture de plusieurs mois.
La prochaine décision revient au gouvernement de Jujuy : formaliser l'offre, améliorer les tranches ou ouvrir une table spécifique. Pour le SEOM, l'enjeu n'est pas seulement le prochain salaire, mais l'existence d'un mécanisme permettant de revoir rémunérations et conditions au cours de l'année. Sans cette garantie, l'augmentation sera considérée comme la clôture anticipée d'une négociation concernant des milliers de foyers.