Les coopératives scolaires de la Ciudad de Buenos Aires ont rejeté le Marco General para la Cultura del Cuidado en Establecimientos Educativos et ont averti qu'il pourrait transférer à la communauté des obligations qui relèvent de l'État. La politique concerne des institutions de tous niveaux et modalités, de gestion publique et privée. Le conflit oppose deux interprétations : le Gouvernement de la ville la présente comme une formation à la responsabilité partagée, tandis que les organisations contestent un éventuel transfert de l'entretien et de la réparation.
Le cadre prévoit que les étudiants participent à l'entretien des salles de classe, du mobilier, des murs, des toilettes, des cours, des espaces verts et des secteurs à usage commun. Il attribue aux enseignants le suivi des habitudes et des accords de coexistence, et aux équipes de direction la conduite de la mise en œuvre. Ces tâches sont décrites en termes éducatifs et communautaires. Leur application concrète dépendra de chaque institution et n'autorise pas à conclure, sans règlementation supplémentaire, quels travaux matériels pourraient être exigés des élèves ou des familles.
La proposition prévoit des comités environnementaux avec la participation des enseignants, des étudiants et des représentants des familles, ainsi que des journées consacrées à l'organisation, à l'amélioration ou à la réparation des espaces. Elle prévoit également que les établissements élaborent leurs propres directives dans le cadre général. Les coopératives affirment que cette organisation peut transformer l'apport volontaire en substitution de services qui devraient être financés par le budget public. La critique nécessite de distinguer les activités pédagogiques simples du maintien spécialisé, des travaux d'infrastructure et des tâches soumises aux normes de travail et de sécurité.
Un autre point de controverse est le traitement du dommage intentionnel. Le schéma propose que la communauté et les coopératrices interviennent dans sa réparation, ce qui soulève des questions sur la responsabilité, l'identification du fait et la disponibilité des fonds. Les organisations refusent que le coût leur incombe automatiquement et demandent que le Ministère conserve son obligation patrimoniale. L'existence d'un principe de réparation ne détermine pas à elle seule qui paie dans chaque cas ni quel procédé doit prouver l'intention.
L'administration de Buenos Aires fonde l'initiative sur la nécessité de former des habitudes d'ordre, d'appartenance et de respect pour les biens communs. Dans cette perspective, prendre soin de ce qui est utilisé par tous intègre l'expérience éducative et évite que l'entretien soit perçu comme une tâche d'une personne étrangère à la communauté. Cette justification n'élimine pas la responsabilité de l'État en matière de propreté, de sécurité et d'infrastructure. La question à résoudre est de savoir comment la frontière entre participation formative et prestation matérielle obligatoire sera tracée.
Les coopérateurs remplissent des fonctions de soutien par le biais d'apports, d'activités et de gestion des ressources, mais ne remplacent pas l'employeur ni l'entrepreneur des travaux. C'est pourquoi ils réclament des précisions sur les assurances, la supervision, les outils, l'âge des participants et l'étendue des journées. Ils demandent également que la rareté budgétaire ne transforme pas la collaboration en une condition pour disposer de bâtiments adéquats. Leurs avertissements sont une position institutionnelle et ne démontrent pas en soi que le programme ait déjà produit une réduction vérifiable des services.
L'analyse devra prendre en compte les différences entre les écoles. Toutes n'ont pas le même état des bâtiments, le même nombre de personnel, la même superficie, les mêmes ressources de l'association de parents ou la même capacité organisationnelle. Une directive générale pourrait générer des charges inégales si elle n'est pas accompagnée de financement, de critères de sécurité et de mécanismes d'exception. Dans les établissements privés, de plus, la relation avec les propriétaires et les frais de scolarité pose une autre structure de responsabilités. L'inclusion de toutes les modalités nécessite des règles claires afin que la participation ne dépende pas uniquement des ressources familiales.
Les prochaines étapes seront la réglementation, les instructions du Ministère et les projets adoptés par chaque communauté. Il faudra observer si un budget est attribué, si les tâches sont volontaires, comment les dommages sont résolus et quels contrôles empêchent le remplacement des postes de travail ou des contrats nécessaires. Le fait confirmé est l'approbation d'un cadre de soins et le rejet des coopératrices. Le transfert effectif des obligations, ses conséquences économiques et sa compatibilité avec le devoir de l'État ne pourront être évalués qu'à partir de la mise en œuvre documentée.