Le gouvernement de la province de Buenos Aires a de nouveau accusé la Nation de bloquer les garanties nécessaires pour accéder à des financements internationaux destinés aux travaux publics.
La dénonciation a été formulée par le ministre de Gouvernement bonaerense, Carlos Bianco, lors de la conférence de presse hebdomadaire à La Plata. Le responsable a affirmé que le ministre de l'Économie, Luis Caputo, ne signe pas les autorisations nécessaires pour que la Province contracte des crédits auprès d'organismes internationaux.
Bianco a lié ce retard à une décision politique d'asphyxier financièrement le district gouverné par Axel Kicillof. Selon lui, Buenos Aires a besoin de ces garanties pour des travaux prioritaires, notamment une station de traitement des eaux usées pour La Plata, Berisso et Ensenada.
Cette réclamation s'ajoute à un différend fiscal plus large. La Province affirme que des permis restent bloqués pour plus de 1 milliard de dollars de financements, tandis que la Nation aurait autorisé des opérations externes pour d'autres juridictions.
Bianco a également critiqué l'absence de réponse du chef de Cabinet, Diego Santilli, à une demande d'audience formulée par l'administration bonaerense. Selon lui, aucune réponse n'a été donnée ni au message WhatsApp ni à la note officielle envoyée par la Province.
Le diagnostic économique a accompagné la réclamation institutionnelle. Le ministre a affirmé que la microéconomie se détériore, citant la baisse de la collecte fiscale, la perte d'emplois enregistrés, la hausse de la morosité des familles et le recul de la consommation dans les supermarchés, les produits laitiers, la viande, les vêtements et les médicaments.
Lors de la même conférence, le ministre des Transports, Martín Marinucci, a défendu le système provincial de Vérification technique des véhicules et critiqué les changements nationaux qui habilitent des garages à certifier les unités. Il a aussi alerté sur le gel de la compensation nationale du tarif social du transport.
Pour Buenos Aires, le conflit combine financement, travaux publics, transport et dispute politique avec la Casa Rosada. La Province veut présenter le blocage des garanties comme partie d'un schéma de sous-financement affectant infrastructures, services et usagers vulnérables.