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Un audit met en évidence des failles dans la réponse policière à la violence de genre

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Le contrôle de l'action de la police de Buenos Aires pendant 2024 a révélé que 26,2 % des plaintes se sont terminées dans des commissariats sans personnel spécialisé. Il a également détecté des retards dans la transmission des informations, des lacunes dans la formation et des statistiques peu fiables pour décider des politiques publiques.

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La Auditoría General de la Ciudad de Buenos Aires a approuvé à l'unanimité un rapport qui a mis en évidence des faiblesses dans la prise en charge policière des cas de violence familiale et de genre. Le travail a examiné en 2024 le fonctionnement de la Surintendance spécialisée et a été approuvé le 22 juillet. Ses conclusions montrent que l'existence de protocoles et de services spécifiques ne garantit pas à elle seule une réponse globale lorsqu'une victime demande de l'aide.

La donnée la plus directe affecte la réception initiale des plaintes. La présidente de l'organisme, Mariana Gagliardi, a informé que 26,2 % n'ont pas pu être traités par le service spécialisé en raison du manque de structures spécifiques. Plus d'une plainte sur quatre s'est ainsi retrouvée entre les mains du personnel des commissariats communaux qui ne disposait pas de la formation adéquate pour intervenir dans des situations de violence de genre.

L'audit a également observé un problème dans le circuit des urgences. La Superintendence ne recevait pas de manière directe et opportune les informations sur les cas enregistrés via le 911. En même temps, sa participation n'était pas obligatoire dans toutes les demandes judiciaires liées à ce type de violence, de sorte que des mesures préventives pouvaient être prises sans l'avis de professionnels spécialisés.

La formation de base des agents constitue un autre point critique. Le Instituto Superior de Seguridad Pública n'incluait pas dans son programme des contenus spécifiques sur la violence de genre et la réglementation ne définissait pas non plus clairement les responsabilités de la Superintendance et de ses dépendances. Cette combinaison laisse des lacunes tant dans la préparation du personnel que dans la répartition institutionnelle des tâches qui doivent être accomplies face à une plainte.

Le contrôle a également constaté que les systèmes informatiques du gouvernement de la ville et de la police de la ville n'étaient pas correctement intégrés. Les statistiques résultantes ne reflétaient pas avec précision les bases de la zone et offraient des informations peu fiables pour planifier des politiques ou évaluer des résultats. Bien que le rapport ait reconnu qu'il existe une structure spécialisée, avec des protocoles, une assistance et un suivi, il a conclu que les défaillances de coordination réduisent l'efficacité de l'ensemble.

Gagliardi a réclamé à la gestion de Jorge Macri de corriger les déficiences et a résumé les priorités en personnel qualifié, intervention spécialisée et données fiables. Le document approuvé n'annonce pas encore de réforme concrète ni ne fixe de calendrier de mise en œuvre. La prochaine étape revient au Gouvernement de la Ville : il devra transformer les observations de l'organe de contrôle en changements opérationnels concernant la formation, la circulation de l'information et l'action policière.

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