Le gouvernement de San Juan et Vicuña ont signé un accord prévoyant un apport anticipé de US$250 millions pour financer l'infrastructure provinciale plusieurs années avant le début de la production minière. L'accord a été annoncé par le gouverneur Marcelo Orrego accompagné des autorités de la compagnie. Pour acquérir une pleine validité, il devra être envoyé à la Chambre des députés et obtenir la ratification législative.
Le montant a été défini comme fixe, non remboursable et non compensable. Il sera destiné exclusivement aux infrastructures routières, hydrauliques et d'assainissement, avec un potentiel impact sur les activités agro-industrielles, énergétiques et touristiques en plus de l'exploitation minière. L'administration et l'exécution relèveront de l'État provincial selon ses mécanismes de passation de marchés publics.
La convention crée également une fiducie d'infrastructure publique financée par une contribution équivalente à 1,5% de la valeur brute de facturation du projet une fois qu'il sera en opération. Ce flux est futur et dépend du démarrage de l'activité productive. Le schéma maintient, en outre, des redevances minières de 3% sur la valeur brute de facturation depuis le début officiel de l'exploitation.
Vicuña s'est engagé à financer de sa propre initiative des travaux directement liés à l'opération, y compris une ligne électrique et le Corredor Norte, tronçon routier qui reliera Angualasto au projet. Ces obligations sont distinctes de l'apport anticipé de US$250 millions et de la fiducie de 1,5%; elles ne doivent pas être additionnées comme un seul décaissement ni confondues dans leurs destinations.
L'accord envisage de mettre fin à un différend administratif initié en 2022 autour de la Declaración de Impacto Ambiental. Les parties présentent cette clôture comme un élément de prévisibilité pour le projet. La négociation s'est étendue sur plus d'un an et demi et a inclus des réunions à San Juan, Buenos Aires, Santiago du Chili, Vancouver, New York et la convention PDAC.
La prochaine étape sera le traitement législatif et, si la convention est ratifiée, la mise en œuvre de la contribution et des travaux. Jusqu'à ce moment, la signature représente un accord soumis à approbation, et non des fonds déjà exécutés. Son caractère anticipé modifie la relation temporelle entre projet et infrastructure, mais le contrôle public devra vérifier la destination, la passation des marchés, l'audit et le respect de chaque obligation séparée. La ratification définira si le schéma convenu devient une obligation exigible.