Le Bloc bloquiste de la Chambre des députés de San Juan a soutenu l'accord signé par le gouverneur Marcelo Orrego avec Vicuña Argentina, tout en présentant ce soutien comme conditionnel. L'entente prévoit une avance non remboursable de 250 millions de dollars destinée aux infrastructures publiques. Le parti provincial a salué l'arrivée de capitaux avant l'exploitation minière, mais exigé transparence et suivi à chaque étape.
Le montage financier associe le fonds initial à des redevances sur la production future. L'entreprise versera 3% de la valeur brute de commercialisation et, à partir de la sixième année de production, 1,5% supplémentaire exclusivement pour des ouvrages communautaires et productifs. Les mécanismes sont distincts: les 250 millions sont anticipés et non remboursables, tandis que les pourcentages dépendent du début et de l'évolution commerciale du projet.
Le bloquisme a placé le département d'Iglesia au centre de sa position. Il estime que la zone directement liée à la transformation minière doit bénéficier en priorité de meilleurs services, de routes, d'énergie, de santé et de nouveaux emplois. Ce critère territorial doit garantir qu'une part identifiable des ressources devienne une infrastructure locale au lieu d'être absorbée uniquement par des projets généraux.
Ce soutien n'est pas une autorisation sans contrôle. Les élus se sont engagés à surveiller l'exécution et exigent que chaque décaissement soit lié à des travaux transparents, durables et vérifiables. Leur position associe appui à l'investissement et surveillance: accompagner le développement tout en examinant l'usage des fonds, les délais et le respect des destinations annoncées.
L'accord a provoqué des prises de position rapides dans la politique de San Juan. Le gouvernement a souligné la confiance des investisseurs et la disponibilité des ressources avant l'exploitation, tandis que d'autres forces ont étudié la portée économique et les bénéfices territoriaux. Le bloc a choisi une position intermédiaire: reconnaître l'opportunité financière sans considérer l'annonce comme un résultat avant l'arrivée de l'argent et l'exécution des travaux.
La phase suivante sera la mise en œuvre. Elle devra préciser le calendrier de l'avance, les projets financés, les mécanismes de reddition et l'application future des 3% et du fonds de 1,5%. Le bloquisme évaluera l'accord selon sa capacité à convertir les revenus miniers en infrastructures et emplois, surtout à Iglesia. Son soutien dépend donc d'un contrôle législatif de chaque ressource jusqu'à l'ouvrage achevé.