Buenos Aires Economía

L'État refuse sa garantie à un prêt de 270 millions de dollars pour l'assainissement du Grand La Plata

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Le ministère de l'Économie refuse le financement international d'une usine pour La Plata, Berisso et Ensenada et demande à la province d'utiliser ses fonds ou de réorganiser ses prêts. Buenos Aires affirme que le projet de 450 milliards de pesos absorberait une grande partie de son investissement.

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Le gouvernement national a refusé à la province de Buenos Aires l'autorisation nécessaire pour souscrire un prêt international de 270 millions de dollars destiné à une usine de traitement des eaux usées pour La Plata, Berisso et Ensenada. La décision prive de financement défini un projet conçu contre une pollution historique du bassin du Río de la Plata et déplace le conflit entre Javier Milei et Axel Kicillof du budget vers la justice.

La position fédérale a été déposée auprès du Tribunal fédéral n° 4 de La Plata, dirigé par Alberto Recondo, dans un document signé par le sous-secrétaire aux Relations financières internationales, Martín Tolivia. Le ministère de l'Économie estime que l'État n'est pas tenu d'approuver toutes les demandes provinciales. Garant des prêts, il doit prioriser les projets selon les besoins nationaux et les quotas limités des institutions multilatérales.

Le document offre trois solutions à l'administration Kicillof : financer l'usine sur fonds propres, trouver une source sans garantie fédérale ou modifier des prêts existants pour intégrer le projet. Il rappelle aussi que les montants doivent être répartis entre 24 juridictions et l'État national. Selon l'Économie, Buenos Aires détenait déjà environ 2,241 milliards de dollars de prêts internationaux, dont 756 millions restaient à exécuter.

Le ministère provincial des Infrastructures a répondu que l'échelle du projet rend ces solutions impossibles dans le budget ordinaire. L'usine coûterait 450 milliards de pesos, soit 43 % des dépenses en capital du portefeuille de Gabriel Katopodis et 70 % des crédits d'Investissement réel direct. Un paiement exclusivement provincial concentrerait la majeure partie de l'investissement sur un seul chantier.

Ce déplacement affecterait eau potable, assainissement, hydraulique, énergie, routes et autres infrastructures. En juin 2026, la province gérait 17 opérations internationales pour 2,455 milliards de dollars : 1,9578 milliard apporté par les organismes et 497,4 millions de contrepartie provinciale. Les décaissements atteignaient 1,1756 milliard, et au moins dix opérations nécessitaient l'aval du ministère national.

La province travaillait avec la BID, la Banque mondiale, la CAF, la BEI, le KFAED et FONPLATA. Outre l'usine, les projets en attente comprenaient le développement des bassins des ruisseaux San Francisco et Las Piedras, avec tunnel et conduites de délestage. Quatre prêts proches de leur échéance exigeaient une prorogation, dont une usine d'eau potable et le remplacement de conduites dans les trois villes ; quatre autres expiraient en 2027.

Le refus contraste avec 18 autorisations accordées par Luis Caputo à dix provinces pour 1,973 milliard de dollars, sans Buenos Aires. Les garanties concernaient Jujuy, Salta, Córdoba, Santa Fe, Mendoza, Entre Ríos, Neuquén, Chaco, Río Negro et Misiones. Elles incluaient 50 millions de la BID pour Salta, 140 millions de FONPLATA pour l'eau à Mendoza et 75 millions de la CAF pour un projet similaire à Córdoba.

L'État présente cette répartition comme la gestion de ressources rares ; la province y voit un blocage l'obligeant à abandonner le projet ou à déplacer une large part de son budget d'investissement. Le dossier devant le juge Recondo devient la prochaine instance de décision, tandis que la garantie et les prorogations restent en attente. Sans jugement ni source alternative, l'usine du Grand La Plata demeure techniquement conçue mais financièrement paralysée.

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