Mendoza a présenté un projet de loi sur la cybersécurité destiné à instaurer un cadre permanent de protection de l'infrastructure numérique de l'État et des services publics essentiels. S'il est adopté, il deviendra la première loi provinciale spécifique du pays.
La ministre de la Sécurité et de la Justice, Mercedes Rus, a présenté l'initiative devant la législature avec la vice-gouverneure Hebe Casado et les responsables des deux chambres. Le gouverneur Alfredo Cornejo l'avait annoncée lors de la White Hat Conference 2026.
Le texte s'applique aux pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, ainsi qu'aux entreprises et prestataires fournissant à l'État des services numériques, de la connectivité, des logiciels, du stockage ou des infrastructures technologiques. Les municipalités pourront y adhérer volontairement.
Il prévoit un comité stratégique de cybersécurité, un centre d'opérations de sécurité et une équipe de réponse aux incidents. Un registre provincial des incidents permettra de centraliser les données, mesurer les délais de réaction et produire des statistiques.
La loi établit des mesures spécifiques pour les systèmes liés à la santé, à l'éducation, à la sécurité, à la justice, aux finances publiques, à l'identité numérique et aux transports. Elle impose aussi une gouvernance intégrale des données.
L'un des points les plus innovants est un programme de divulgation responsable permettant aux chercheurs, spécialistes et hackers éthiques de signaler des vulnérabilités sous protection juridique.
Le projet inclut enfin des campagnes d'éducation numérique, un régime progressif de sanctions et des mécanismes plus rapides pour acquérir et actualiser les outils technologiques.