La Rioja a complété la procédure de la loi 10.901 et a mis en vigueur un régime provincial pour protéger les utilisateurs de crédits à la consommation. Le gouverneur Ricardo Quintela avait promulgué le Décret de Nécessité et d'Urgence 1.293 le 19 août ; la Législature l'a ratifié le jour 20 et l'Exécutif a promulgué la loi par le Decreto 1.330 du 24 août. La publication dans le Bulletin Officiel du 25 a confirmé que la norme produit déjà des effets juridiques.
Le régime concerne principalement les prêteurs et les fournisseurs de crédit non financiers, y compris les entreprises technologiques, les plateformes numériques et les portefeuilles virtuels qui accordent des financements sans être soumis au contrôle spécifique de la loi nationale sur les entités financières. Les banques régulées par le Banco Central sont exclues de ce cadre provincial. La distinction délimite la compétence de La Rioja et concentre l'intervention sur un marché où des consommateurs vulnérables peuvent se retrouver confrontés à des informations incomplètes, des garanties disproportionnées ou des mécanismes de recouvrement intimidants.
La loi oblige à informer sur les taux, quotes-parts, commissions, assurances, impôts et coût total. Comme référence maximale, elle adopte le Taux Nominal Annuel pour les prêts personnels à usage libre, sans garantie et à taux fixe publié par le Banco l'État national. Une valeur supérieure pourra être considérée comme excessive, abusive et disproportionnée. Cette règle offre un paramètre vérifiable, bien que son application exigera de comparer les contrats, les dates et les frais effectifs, en évitant que le coût soit transféré à des concepts autres que l'intérêt nominal.
La norme crée un Registre Provincial des Fournisseurs de Services de Crédit à la Consommation. L'inscription est obligatoire et le non-respect peut entraîner des amendes, des fermetures ou l'invalidation de plateformes. L'autorité de mise en œuvre sera la Sous-secrétariat du Commerce Intérieur et de la Défense du Consommateur. Sont également interdits la rétention de pièces d'identité, de cartes, de codes ou de mots de passe, les frais non annoncés, les garanties manifestement disproportionnées et les recouvrements intimidants ou humiliants.
Pendant 180 jours, un état d'urgence économique, créditrice et sociale lié à ces opérations est en vigueur. Pendant cette période, certaines mesures conservatoires de saisie et les exécutions de jugement initiées devant les tribunaux de La Rioja par des fournisseurs compris dans le régime sont suspendues. La suspension n'élimine pas la dette et ne s'applique pas automatiquement à toute obligation. Son application dépend du type de créancier, du crédit à la consommation impliqué et des conditions fixées par la loi.
Les cas concernés doivent passer par une conciliation administrative obligatoire. Là, les intérêts, commissions et frais pourront être révisés ; les montants perçus en excès pourront être imputés au capital ; et des plans compatibles avec la capacité économique du débiteur pourront être convenus. Si l'organisme détecte une exploitation de la nécessité ou de la vulnérabilité, il devra le dénoncer au ministère public fiscal. L'efficacité du système dépendra du personnel, des délais, de l'accès territorial et de la capacité à faire respecter les accords auprès des opérateurs numériques ou domiciliés en dehors de la province.
La mesure offre une réponse immédiate au surendettement en dehors du système bancaire, mais fera également face à des débats sur la concurrence et l'exécution. Le gouvernement devra publier le registre, les critères de vérification, le nombre de conciliations et les sanctions. Une campagne claire sera nécessaire pour que les débiteurs sachent si leur créancier est concerné, où faire une réclamation et quels documents présenter. Les fournisseurs, pour leur part, auront besoin de règles opérationnelles pour s'inscrire et adapter les contrats sans interrompre les services légaux. Les tribunaux définiront la portée concrète de la suspension lorsqu'il y aura des controverses. La validité est déjà confirmée ; ce qui reste à vérifier, c'est si le régime réduit les pratiques abusives sans couper l'accès légal au crédit et s'il parvient à une protection uniforme pendant les 180 jours d'urgence. La publication de statistiques mensuelles aiderait à savoir si la conciliation réduit les litiges ou simplement reporte les conflits jusqu'à la fin de la suspension. Cet équilibre devra être accessible pour évaluation publique.