Entre Ríos Agriculture

Frigerio associe sa demande sur les taxes à un dispositif d'assurance agricole

San Nicolas 14 de Marzo de 2019 El Ministro de interior Rogelio Frigerio visito este mediodia la Expoagro en la Localidad de San Nicolas.- Foto: JUAN JOSE GARCIA
Partager
Facebook X LinkedIn WhatsApp

Le gouverneur d'Entre Ríos a de nouveau demandé la suppression des droits d'exportation à l'Exposition rurale de Palermo et présenté une assurance multirisque gratuite la première année pour les producteurs de maïs possédant jusqu'à 200 hectares. La première étape couvrira environ 100 000 hectares.

Écouter cet article

Prêt à écouter

Rogelio Frigerio a de nouveau placé la suppression des droits d'exportation au centre de son agenda agricole lors de sa participation à l'Exposition rurale de Palermo. Le gouverneur d'Entre Ríos a affirmé que le secteur traverse une phase de croissance et d'investissement et l'a présenté comme la locomotive de la reprise argentine. Son discours a associé une revendication fiscale nationale à une politique provinciale de réduction du risque productif.

Son point de départ a été une évaluation de la compétitivité du secteur. Frigerio a déclaré que l'Argentine dispose probablement de l'une des agricultures les plus compétitives au monde et reconnu que la conjoncture est favorable, même si les marges de rentabilité restent inférieures aux attentes des producteurs. Selon lui, la hausse de l'activité et des investissements montre qu'une expansion est possible si les conditions l'accompagnent.

Dans ce diagnostic, les droits d'exportation constituent le principal obstacle désigné par le gouverneur. Frigerio a réaffirmé une position ancienne et demandé de progresser vers leur suppression, plutôt que de s'en tenir à une baisse temporaire. Dans sa lecture, le débat dépasse la pression fiscale : il détermine quelle part de la production peut revenir au cycle d'investissement et de croissance du secteur lui-même.

Le gouverneur a également attribué à l'État une fonction précise dans cette relation. Il doit, selon lui, créer les conditions permettant de renforcer la production et accompagner ceux qui investissent, au lieu de devenir un frein au développement. Cette définition relie la critique des taxes à la nécessité d'instruments publics répondant aux problèmes que les producteurs ne contrôlent pas, notamment les phénomènes climatiques extrêmes.

La réponse provinciale présentée à Palermo est une assurance multirisque destinée aux producteurs de maïs possédant jusqu'à 200 hectares. La couverture, gratuite pendant la première année, vise à réduire l'incertitude provoquée par des événements susceptibles d'endommager une campagne et de menacer la continuité des petites exploitations. Son dispositif cible une échelle déterminée et transforme la gestion du risque en politique d'incitation.

La première étape couvrira environ 100 000 hectares, une dimension qui permettra d'observer le fonctionnement d'un outil présenté comme inédit dans le pays. L'assurance s'inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement d'Entre Ríos destinée à renforcer la production agricole, promouvoir l'investissement et soutenir le secteur privé. La province agit ainsi sur la vulnérabilité climatique tandis que Frigerio maintient ouvert le conflit fiscal.

La prochaine étape consistera à passer de l'annonce à la mise en œuvre auprès des producteurs éligibles et à mesurer la capacité de la couverture à amortir les pertes pendant la première année. Frigerio restera parallèlement parmi les gouverneurs qui réclament une moindre pression sur l'agriculture. L'articulation entre ces deux lignes — moins de taxes et davantage de protection climatique — permettra d'évaluer la politique par laquelle Entre Ríos entend soutenir l'investissement, la croissance et la continuité productive.

Étiquettes de l’article