Le gouvernement d'Alfredo Cornejo a clos 2025 par un décret organisant la dépense publique de Mendoza en 2026. Le décret 2974, publié le 31 décembre et signé par le gouverneur et son cabinet, fixe des plafonds trimestriels, restreint les nouvelles embauches et contrôle contrats, biens et services. L'objectif officiel est de préserver l'équilibre budgétaire sans interrompre les services essentiels.
Le cœur du dispositif est un rythme cumulatif pour l'administration centrale et les organismes décentralisés. Jusqu'à 15 % du budget pourront être exécutés au premier trimestre ; 25 % supplémentaires au deuxième porteront le cumul à 40 % ; 25 % au troisième, à 65 % ; et les 35 % restants seront disponibles au quatrième. La séquence doit aligner les dépenses sur les recettes réelles.
La règle freine temporairement les effectifs. Les nouvelles procédures d'incorporation sont suspendues jusqu'en avril, tandis que les services doivent revoir leurs besoins et accélérer les départs à la retraite des personnes remplissant les conditions. Les restrictions sont présentées comme un filtre évitant de créer des obligations permanentes sans financement, non comme une suppression générale de postes.
Les contrats et dépenses opérationnelles seront suivis. Chaque administration devra respecter les plafonds et justifier les exceptions. Le ministère des Finances dirigé par Víctor Fayad pourra surveiller les recettes et adopter d'autres mesures si les ressources ne suivent pas le calendrier. Le contrôle durera donc tout l'exercice.
Les téléphones officiels illustrent la portée quotidienne de l'ajustement. Ils sont réservés aux hautes autorités, sauf autorisation ministérielle motivée par le service. Tout agent détenant un appareil sans autorisation devra le restituer dans les 30 jours ouvrables à la direction de l'Informatique et des Communications, faute de quoi le coût pourra lui être facturé.
Le décret s'applique dès le premier jour ouvrable de 2026 et jusqu'à son remplacement pour l'exercice suivant. Les autres pouvoirs et municipalités sont invités à suivre des critères similaires. Il faudra respecter les pourcentages sans reporter les retards à la fin de l'année et démontrer des économies mesurables sans détériorer les services essentiels promis.