Les commerces de Perico traversent des mois consécutifs de baisse des ventes, d'augmentation des coûts fixes et de fermetures. La Chambre des Commerçants a décrit une demande affaiblie et un chiffre d'affaires trop instable pour planifier des investissements. Les informations n'incorporent pas un décompte des établissements ayant cessé leurs activités, de sorte que l'ampleur du phénomène est exprimée par des témoignages sectoriels et non par un chiffre consolidé.
Juan Carlos Tolaba, président de l'entité, a expliqué que deux ou trois mois de faibles ventes obligent les commerçants à puiser dans leur épargne pour payer l'électricité, les impôts et les loyers. Lorsque leurs fonds propres s'épuisent, certains demandent des crédits pour rembourser des dettes accumulées plutôt que pour améliorer leur activité. Selon lui, cet endettement rapproche de la fermeture ou de la faillite, car il ajoute des obligations sans créer de nouvelles ventes.
La crise se ressent avec une intensité particulière autour du marché de gros. Bien que la zone concentre un flux de personnes, son activité est très sensible à la perte de pouvoir d'achat. Les clients réduisent les quantités, privilégient les produits essentiels et reportent les achats. Ce comportement peut maintenir la circulation dans les rues sans générer un chiffre d'affaires suffisant pour couvrir les dépenses mensuelles de chaque établissement.
L'instabilité modifie également les décisions des entreprises. Une entreprise qui ne connaît pas le niveau des ventes du mois suivant reporte les investissements, réduit les stocks et évite de nouvelles embauches. Si les coûts continuent à augmenter pendant cette attente, la marge se resserre encore davantage. Les fermetures signalées par la Chambre apparaissent ainsi comme le résultat final d'une séquence prolongée et non d'un événement unique et soudain.
L'entité a tenu des réunions avec des banques et des autorités du gouvernement provincial pour demander une plus grande flexibilité dans les lignes de financement. Elle travaille également avec la Municipalidad de Perico et la Province sur un cours intensif et gratuit destiné aux commerçants et aux employés. Ces actions peuvent améliorer les outils de gestion et l'accès au crédit, mais ne garantissent pas à elles seules une augmentation de clients.
Tolaba a situé la solution structurelle dans une reprise soutenue de la demande locale. Le prochain résultat vérifiable sera de savoir si les gestions financières offrent des conditions utilisables et si les mois suivants arrêtent la perte d'affaires. D'ici là, il faut maintenir la différence entre les signaux : il y a des fermetures et une chute continue, mais il n'existe pas de statistique publique dans ces informations permettant de quantifier les locaux affectés, l'emploi perdu ou la dette accumulée.