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Neuquén cherche à briser l'hégémonie pétrolière avec un plan d'irrigation de 50 000 hectares

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La province a lancé l'appel d'offres pour le projet exécutif du Corridor Productif du Vent, qui prévoit un investissement de plus d'un milliard de dollars pour irriguer plus de 50 000 hectares dans la région du Limay Medio, dans le but de diversifier la matrice économique et de réduire la dépendance au pétrole.

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La province de Neuquén, dont le produit brut géographique dépend à 45 % des mines et du pétrole, a franchi une étape décisive pour diversifier sa matrice productive en lançant l'appel d'offres pour le projet exécutif du Corridor Productif du Vent. L'initiative, qui nécessitera un investissement de plus d'un milliard de dollars, vise à irriguer plus de 50 000 hectares dans la région du Limay Medio, entre les localités de Picún Leufú et Piedra del Águila, pour faire de la zone le plus grand pôle de fourrage et de viande de la province.[reference:30][reference:31]

Actuellement, Neuquén dispose d'environ 23 000 hectares irrigués, de sorte que ce projet permettrait de plus que doubler la surface productive actuelle. Le délai pour l'élaboration du projet exécutif est d'un an. L'étude technique déterminera la qualité des sols, tracera les voies de circulation, définira les ouvrages d'infrastructure d'irrigation et de drainage nécessaires, et évaluera la disponibilité d'énergie pour le pompage de l'eau.[reference:32]

Le « Corridor du Vent » s'étend sur une bande parallèle au fleuve Limay et à la route nationale 237. La zone d'étude est divisée en trois secteurs clés : Picún Leufú Cabecera, Valle del río Limay Medio-Aguas Abajo et Valle del río Limay Medio-Aguas Arriba. La grande force de la zone est l'accès au fleuve Limay, dont le débit garantit la ressource en eau nécessaire même en cas de changement climatique et de stress hydrique.[reference:33]

Selon les experts, ces terres sont extrêmement aptes à diverses fins. Pour la production de fourrage, la culture de luzerne pour le foin et le pâturage direct est prévue. L'élevage, la croissance et l'engraissement de bovins, ovins et caprins sont également envisagés. D'autres alternatives de production incluent la culture de fruits secs, d'olives et de cerises, ainsi que le boisement avec des saules et des peupliers.[reference:34]

Pour résoudre les problèmes d'infrastructure d'irrigation, il est prévu d'optimiser et de construire de nouvelles prises d'eau, des canaux principaux et des stations de pompage. Étant donné que les réseaux de drainage sont pratiquement inexistants, une conception intégrée est proposée, utilisant les ravins alluviaux et les ruisseaux naturels comme exutoires des canaux principaux pour reconduire les excédents d'eau vers le fleuve Limay.[reference:35][reference:36]

Le projet, déjà impulsé en 2023 sous le gouvernorat d'Omar Gutiérrez, ne vise pas seulement la production alimentaire propre et l'autosuffisance, mais aussi à "briser" l'hégémonie de l'activité hydrocarburifère dans le produit brut géographique provincial.[reference:37] On estime que l'initiative bénéficiera directement à quelque 7 700 habitants de la région.[reference:38]

Le gouverneur actuel, Rolando Figueroa, a annoncé un projet de loi pour protéger les zones irriguées de l'avancée des lotissements et des urbanisations, garantissant que la terre conserve sa destination agricole. En outre, la récupération des coûts est évaluée par la vente de terres fiscales et l'échange de terres avec le secteur privé en échange des investissements d'infrastructure que la province réalisera.[reference:39]

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