Le gouvernement de La Rioja a officialisé le Plan Quinquenal para el Desarrollo Minero 2026-2030 et a défini l'activité comme l'un des axes de sa stratégie économique. La proposition vise à élargir l'exploration, attirer des capitaux et relier la province à la demande mondiale de minéraux critiques. L'annonce ouvre une étape de planification ; cela ne signifie pas que toute la surface impliquée soit en production ni que les investissements soient garantis.
Le cuivre et le lithium occupent le centre du programme en raison de leur utilisation dans les batteries, les véhicules électriques, les réseaux et les énergies renouvelables. Le document prévoit de progresser sur 566.180 hectares en prospection et 64.681 hectares en exploration initiale, répartis dans différents départements et associés à des initiatives privées, EMSE et Kallpa. Ensemble, ils dépassent 630.000 hectares, mais correspondent à deux phases initiales distinctes.
Le plan propose d'articuler l'État provincial avec les universités, les entreprises, le Consejo Federal de Inversiones et les organisations communautaires. Ses objectifs incluent un emploi qualifié, des fournisseurs locaux, l'industrialisation et les infrastructures. La promesse répond à une difficulté structurelle de La Rioja : étendre le travail formel privé et diversifier une économie avec une forte présence de l'État. Les résultats dépendront de projets concrets et de la façon dont leurs bénéfices seront distribués.
L'eau apparaît comme le point le plus sensible. Le Gouvernement propose des évaluations environnementales stratégiques, des inventaires hydriques dans les zones minières, un suivi permanent de la consommation et des systèmes de réutilisation et de recirculation. Il propose également une infrastructure numérique pour renforcer les contrôles. Ces instruments sont formulés dans le plan, mais leur efficacité devra être vérifiée par des données publiques, la surveillance et la capacité institutionnelle dans chaque entreprise.
La stratégie intègre des informations permanentes, des publics, des tables départementales et une surveillance environnementale participative. L'objectif est de construire une licence sociale, comprise comme le soutien communautaire au développement des projets. L'existence formelle de mécanismes de participation ne garantit pas à elle seule le consensus : la rareté de l'eau, les antécédents de conflits et la protection des écosystèmes de montagne maintiennent ouverte la discussion provinciale.
La prochaine période devra montrer quelles zones passent de la prospection à l'exploration, quelles entreprises engagent des fonds et comment fonctionnent les contrôles de l'eau et la participation. Le plan fixe une priorité politique jusqu'à 2030 et offre un cadre institutionnel pour l'accompagner. L'épreuve décisive sera de transformer cette feuille de route en emploi, investissement et transparence sans traiter l'acceptation sociale comme un résultat déjà obtenu.