Le ministre des Finances de La Pampa, Guido Bisterfeld, a averti que la Province peut pour l'instant maintenir les paiements aux employés publics et appliquer des mesures palliatives, mais ne peut pas résoudre les causes de la crise. Son diagnostic repose sur une réduction progressive des ressources associée à la baisse de la consommation et à un ajustement national qui limite le financement des juridictions.
Bisterfeld a présenté l'équilibre fiscal comme la base de l'administration pampeana. Il a expliqué que le fonds anticyclique n'a pas été conçu pour accumuler de l'épargne de manière permanente, mais pour être utilisé lorsque les conditions l'exigent, comme cela s'est produit pendant la pandémie. Ce soutien permet de faire face au moment actuel, bien que le fonctionnaire ait souligné qu'il est limité et qu'à un certain moment un changement du contexte économique national sera nécessaire.
Parmi les outils provinciaux, il a énuméré les négociations collectives avec les fonctionnaires qui suivent l'inflation, les promotions du Banco de La Pampa et le soutien aux petites et moyennes entreprises. Il a attribué à cet ensemble le niveau le plus bas d'endettement des familles enregistré dans la province par rapport au reste du pays. Cependant, il a souligné que ces décisions ne font que modérer l'impact et ne remplacent pas une politique macroéconomique capable de relancer l'activité et la consommation.
La position financière pampéenne inclut une dette de 500 millions de pesos contractée en 2023 comme apport initial du Fondo de Garantía Pampeano. Bisterfeld a précisé que le premier échéance arrivera en 2027 et qu'il s'agit d'un prêt obtenu dans des conditions avantageuses. Il a également distingué cet engagement limité des dettes que d'autres provinces ont envers la Nation.
Le ministre a reconnu une amélioration partielle du dialogue politique avec la présence de Diego Santilli, mais a déclaré qu'il n'avait jamais eu de réunion avec Luis Caputo. Les contacts se concentrent sur les deuxièmes et troisièmes lignes et ne se traduisent pas facilement en fonds pour les provinces. L'ouverture des canaux, par conséquent, ne modifie pas encore le problème de ressources qu'il a décrit pour la gestion quotidienne.
Bisterfeld a utilisé Neuquén comme exemple d'une économie qui croît sans résoudre les carences structurelles dans les routes, les écoles et les hôpitaux. Il a également remis en question le fait que le soi-disant Super RIGI profite à des secteurs avec des profits élevés. Pour La Pampa, la prochaine limite ne provient pas d'une échéance immédiate, mais de l'usure cumulative : tant que la contraction de la consommation se poursuit, la Province pourra amortir les effets, mais elle dépendra de plus en plus d'une modification de la politique nationale.