Tierra del Fuego Industria

L'industrie fuégienne perd un tiers de ses emplois malgré le rebond mensuel de l'électronique

Partager
Facebook X LinkedIn WhatsApp

Le sous-régime comptait 6 570 emplois directs en juin, soit 32,5% de moins qu'un an auparavant. L'électronique a ajouté 139 postes et accru sa production de 12% sur un mois, mais reste 44% sous juin 2025.

Écouter cet article

Prêt à écouter

L'industrie de la Terre de Feu est arrivée en juin avec 6 570 emplois directs, soit 32,5% de moins qu'au même mois de 2025. L'ampleur de la chute annuelle contraste avec une donnée de court terme beaucoup plus stable : par rapport à mai, l'emploi n'a reculé que de 0,4% en données corrigées des variations saisonnières. Cette différence sépare une pause mensuelle d'une reprise qui n'a pas encore eu lieu.

L'électronique reste le centre du système. Le secteur réunit 5 039 salariés, soit 77% de l'emploi industriel enregistré sous le sous-régime. Compte tenu de ce poids, toute variation du volume des biens électroniques se transmet directement à l'ensemble du marché du travail industriel de la province.

Des signes favorables sont apparus en juin dans ce noyau. L'électronique a ajouté 139 emplois nets et produit environ 652 000 unités, 12% de plus qu'en mai. Ces deux chiffres révèlent une réaction après le fort ajustement de 2025 et des premiers mois de 2026, mais ne suffisent pas encore à décrire un changement de tendance consolidé.

La comparaison longue renvoie une image beaucoup plus faible. La production électronique de juin est inférieure de 44% à celle du même mois de 2025, et le cumul 2026 reste 37% sous la période correspondante. L'amélioration mensuelle part donc d'un niveau déprimé : les lignes peuvent fabriquer davantage qu'en mai sans retrouver le volume qui soutenait l'emploi un an plus tôt.

Hors électronique, les résultats sont également inégaux. La confection a accru la production de tissus de 5% et celle du linge de maison de 31% en un mois, mais les comparaisons annuelles et cumulées restent récessives. Dans les plastiques, les composés de PVC et de polyéthylène ont progressé de 3,3% au premier semestre, tandis qu'emballages, bouchons et préformes PET ont reculé de 4,7%.

La perte change d'échelle dans la série historique. Le sous-régime a dépassé 12 800 emplois directs en 2021 ; les 6 570 actuels représentent pratiquement la moitié de ce sommet. Le recul réunit les effets de la contraction du marché intérieur, de la baisse de production et des restructurations d'entreprises accumulées ces dernières années.

Cette trajectoire interdit de confondre stabilité et reprise. Une petite variation mensuelle peut indiquer que l'ajustement cesse de s'accélérer, mais l'emploi reste inférieur d'un tiers à 2025 et très loin de 2021. Pour réduire l'écart, les améliorations ponctuelles devront durer plusieurs mois et passer d'une hausse des unités à des embauches permanentes.

Le prochain contrôle sera donc double. Les nouvelles données devront montrer si les 139 emplois électroniques se maintiennent et si l'augmentation de production réduit les baisses annuelles. D'ici là, juin restera un mois de soulagement partiel dans une industrie qui n'a récupéré ni son niveau d'activité ni sa capacité d'emploi perdus.

Étiquettes de l’article