La représentante nationale Julieta Campo a placé le Chaco dans le débat sur la réforme de la loi foncière que le Sénat discutera jeudi. Le législateur a soutenu que le projet appelé Inviolabilité de la Propriété Privée affecte la capacité du pays à décider de son territoire et de ses ressources. Son intervention a lié le débat national à la structure de la propriété rurale dans la province et à la situation de ses départements frontaliers.
Campo a rappelé que la loi 26.737 a été votée en 2011, après la crise financière internationale de 2008. Il a présenté cette norme comme une réponse à l'avancée des grands groupes financiers sur des espaces considérés comme stratégiques. Parmi ses dispositions, se distinguent la limite de 15 % pour la propriété étrangère et les restrictions sur les zones frontalières, les berges des rivières, les lacs et les aquifères.
La dimension Chaco est apparue dans les chiffres qu'il a présentés lors de l'entretien. Le député a estimé qu'environ 300.000 hectares ruraux de la province sont aux mains de l'étranger et qu'environ 60% de cette superficie est concentrée dans les départements de Güemes et Maipú. Sur la base de ces données, il a souligné l'Impénétrable comme un territoire où coexistent communautés, biodiversité, forêts indigènes et réserves d'eau douce.
Campo différenciait l'immigration liée au travail rural des achats des grands groupes économiques internationaux. Selon leur argument, le projet ne cible pas le producteur étranger individuel qui s'installe et exploite les terres, mais facilite plutôt les opérations dans les zones liées à l'eau, aux minéraux et aux hydrocarbures. La déclaration fait partie de son rejet politique et non d'une évaluation technique déjà résolue par le Congrès.
La législatrice a étendu ses questions à la réforme de la Charte Organique de la Banque Centrale, qui commencera à être discutée en commission. Il a déclaré que le La Libertad Avanza obtient le soutien des gouverneurs et des dirigeants de différentes régions bien qu'il ne dispose pas de suffisamment de sièges. Il a également cité le gouverneur Leandro Zdero parmi ceux qui, selon lui, facilitent le vote d'initiatives nationales qu'il considère comme nuisibles.
En conclusion, Campo a déplacé la discussion à l'horizon électoral de 2027, mais a demandé que le péronisme définisse d'abord un programme gouvernemental. Il a énuméré comme questions en suspens la dette auprès du Fonds monétaire international, l'emploi informel, les plans sociaux et la gestion des ressources naturelles. L'instance immédiate sera la séance de jeudi : on y mesurera si les objections territoriales affectent la formulation ou le résultat du vote.