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Jujuy impose ses propres contrôles aux bananes importées après la dérégulation nationale

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Un décret provincial exige certificat d'origine, autorisation d'importation, déclaration sur l'honneur, document électronique de transit et inspection physique pour toute banane étrangère. Jujuy veut empêcher l'entrée de la cercosporiose noire, de Ralstonia et du Fusarium Race tropicale 4.

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Jujuy a répondu à la suppression des restrictions nationales sur la banane importée en créant son propre régime phytosanitaire. Un décret provincial fixe des exigences obligatoires pour l'entrée, le transit, le stockage et la vente du fruit étranger. La mesure repose sur les pouvoirs sanitaires de la province et vise à protéger les plantations locales après le changement décidé par l'État national.

Le conflit a commencé lorsque le secrétariat à l'Agriculture, à l'Élevage et à la Pêche a abrogé des règles qui limitaient depuis plus de trois décennies l'entrée de bananes dans les provinces productrices du nord-ouest. Le gouverneur Carlos Sadir avait contesté la résolution 114/2026 et soutenu les producteurs. Pour Jujuy, l'assouplissement accroît l'exposition d'une économie régionale qui porte emploi, investissement et enracinement.

Le nouveau dispositif impose une chaîne documentaire. Chaque chargement devra présenter un certificat phytosanitaire d'origine attestant l'absence de parasites de quarantaine, une autorisation phytosanitaire d'importation, une déclaration sur la provenance et l'état sanitaire ainsi qu'un document électronique de transit végétal. Des contrôles physiques et documentaires obligatoires seront réalisés aux postes provinciaux.

Des conditions matérielles concernent aussi le fruit et le transport. Les bananes devront entrer dans un état « strictement vert » et les véhicules être entièrement propres, sans terre, boue, feuilles, fleurs, racines ni résidus végétaux. L'exigence cible les voies d'entrée liées non seulement au fruit commercial, mais aussi aux déchets susceptibles de transporter des agents nuisibles.

Le ministre Juan Carlos Abud a nommé trois menaces : la cercosporiose noire, Ralstonia solanacearum et le Fusarium Race tropicale 4. Selon la province, ces organismes peuvent détruire les plantations et rendre les terres improductives pendant des décennies. L'argument officiel est que prévenir et inspecter coûte moins cher que tenter d'éradiquer une maladie déjà installée.

La mesure entre maintenant dans sa phase d'application. Les postes devront vérifier documents, chargements et propreté des véhicules sans bloquer inutilement le commerce. La province devra aussi faire coexister son pouvoir sanitaire avec le cadre national modifié. Le résultat se mesurera à la capacité de maintenir l'approvisionnement sans transférer aux plantations de Jujuy un risque jugé inacceptable.

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