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Formosa associe formation policière et aide économique contre la traite

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La province a réuni forces de sécurité, services publics et parquet fédéral afin d'ajuster la coordination sous le nouveau Code de procédure pénale fédéral. Elle a aussi présenté un programme d'aide économique, professionnelle, sanitaire, éducative et documentaire aux victimes judiciarisées.

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Formosa a réuni dans une même journée deux composantes de sa réponse à la traite : la formation opérationnelle des intervenants et l'assistance ultérieure aux victimes. La session s'est tenue le 30 juillet, Journée mondiale de lutte contre la traite, à l'Institut supérieur de formation policière du quartier San Antonio, dans la capitale. Elle devait améliorer prévention, poursuites pénales et accompagnement intégral.

Le ministère du Gouvernement, de la Justice, de la Sécurité et du Travail l'a organisée par l'intermédiaire du sous-secrétariat aux Droits humains, avec la police provinciale et le parquet fédéral. L'état-major policier, les forces provinciales et des représentants de la culture, de l'éducation et du développement humain ont participé. Ce format a rapproché des organismes ayant des responsabilités différentes face à un délit qui traverse les juridictions.

Le ministre Jorge Abel Gonzalez a insisté sur l'application récente du nouveau Code de procédure pénale fédéral. Selon lui, ce changement impose d'ajuster les procédures, de former en permanence et de coordonner autorités provinciales, services nationaux et forces de sécurité. Il a aussi cité la prévention, la participation citoyenne, la formation policière et une décision politique durable avant et après la détection d'un cas.

La journée a présenté le Programme de restitution des droits, auquel Formosa a adhéré par un accord avec le ministère national de la Justice. María Sylvina Arauz a indiqué que le dispositif est déjà en vigueur pour les victimes engagées dans une procédure judiciaire. L'aide équivaut à un salaire minimum pendant trois mois, peut être prolongée trois mois et se poursuit ensuite à hauteur d'un demi-salaire jusqu'à un an.

Le dispositif ne se limite pas à l'argent. La province prévoit outils et formation professionnelle, couverture sanitaire, accès à l'éducation et restitution du droit à l'identité par le registre civil. Il reconnaît que la sortie d'un réseau d'exploitation crée des besoins qui ne prennent pas fin avec une plainte ou une opération de police, et que le rétablissement suppose une autonomie matérielle.

Plusieurs canaux de signalement restent ouverts : la ligne 145, gratuite, anonyme et disponible 24 heures sur 24, le 911, les unités spécialisées de la police, les délégations du Travail et les inspections de terrain. L'enjeu sera désormais de transformer la formation et le programme en coordination effective depuis le premier signalement jusqu'à l'aide prolongée.

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