Un sondage de DC Consultores a bouleversé la succession à Mendoza en plaçant Luis Petri à 48,3%. Réalisé du 19 au 22 octobre auprès de 1.270 personnes, il lui donne 25,5 points d'avance sur Ulpiano Suárez à 22,8%. Matías Stevanato atteint 12,4% et les proches d'Alfredo Cornejo restent loin derrière.
Le message gênant pour le gouverneur est que le soutien électoral ne suit pas automatiquement la structure officielle. Tadeo García Zalazar obtient 7,6% et Natalio Mema 4,8%. Leur proximité avec Cornejo et leur expérience de gestion ne se traduisent pas en intention de vote.
Petri occupe une position singulière. Issu de l'UCR, il a défié la direction traditionnelle, participé au gouvernement national et construit une identité proche du libertarisme. Cela lui permet de capter des voix de Cambia Mendoza et de LLA, mais le rend difficile à contrôler comme héritier.
L'avance ne règle pas l'élection. Les sondages dépendent de la méthode et du moment, mais un écart supérieur à vingt points impose une réponse. Cornejo doit choisir entre un candidat propre, une négociation avec Petri ou des primaires exposant la compétition interne.
Ulpiano Suárez est le rival interne le mieux placé. Sa mairie de la capitale lui donne visibilité et gestion propre. Si la tendance continue, il peut devenir l'option du radicalisme traditionnel face à Petri, mais il devra réduire un écart considérable.
Le sondage attribue aussi à Cornejo 53,1% d'image négative et 21,7% positive. Image et vote ne sont pas équivalents, mais cela ajoute de la pression. Un gouverneur usé peut encore organiser les listes, mais transférer son autorité devient plus difficile.
La Casa Rosada ajoute une variable nationale. Des versions évoquent des contacts pour contenir ou orienter la candidature de Petri, sans décision officielle. Les libertaires peuvent préférer un accord évitant une bataille coûteuse, tandis que Cornejo veut préserver son autonomie.
La prochaine étape sera la formalisation éventuelle de Petri, la réponse de Cornejo et le mécanisme de sélection. Le sondage ne décide pas la succession, mais modifie le rapport de forces. Le candidat le mieux placé appartient au même univers politique que le gouverneur, sans appartenir nécessairement à sa chaîne de commandement.