La confirmation des élections provinciales au 9 mai 2027 a avancé la bataille politique à Tucumán et contraint l'opposition à réorganiser son calendrier. La députée nationale de La Libertad Avanza Soledad Molinuevo a attribué la décision du gouverneur Osvaldo Jaldo à une stratégie du pouvoir. Bien qu'elle ait connu les rumeurs d'anticipation, elle ne s'attendait pas à une officialisation aussi rapide.
Molinuevo estime que le changement de calendrier exigeait une explication institutionnelle de ses avantages pour les Tucumanais et affirme qu'aucune justification n'a été apportée. Après le décret, elle considère que Jaldo est déjà entré en campagne et lui demande de se concentrer sur sa fonction de gouverneur. Sa critique ne conteste pas l'existence de la date, mais sa motivation politique et la manière dont elle a été communiquée.
La décision a aussi raccourci les délais de La Libertad Avanza, même si la députée assure que son parti ne choisira pas ses candidats dans la précipitation. L'objectif est de construire une large alliance avec le PRO et les responsables de l'Union civique radicale prêts à s'intégrer. Molinuevo estime qu'une opposition divisée favoriserait le pouvoir et appelle à réunir ceux qui veulent le remplacer.
Cette ouverture coexiste avec une tension interne. Mariano Campero appartient au groupe La Libertad Avanza à la Chambre des députés, mais conserve son propre parti à Tucumán et affiche des ambitions pour le gouvernorat. Molinuevo affirme que le courant libertarien soutient déjà un candidat, sans l'avoir officialisé, et distingue les dirigeants prêts à contribuer de ceux qui posent une candidature personnelle comme condition.
La députée relie la construction électorale à ses déplacements dans l'intérieur de la province. Elle décrit des communautés sans services suffisants, confrontées à la boue, au manque d'égouts et à des conditions qui produisent selon elle de la résignation. Elle critique aussi la dépendance aux fonds publics et les aides administrées par des délégués locaux. Sur cette base, elle estime que le mécontentement peut renforcer une opposition plus compétitive qu'auparavant.
En août, La Libertad Avanza prévoit de présenter une plateforme préparée par des professionnels de plusieurs domaines, avec des propositions sur la santé, l'éducation, la production et le tourisme. Molinuevo la décrit comme un plan pour trente ans et associe le développement à un poids moindre de l'État et à davantage d'investissement privé. Le lancement sera le premier test concret de la transformation des critiques territoriales en programme provincial.
Molinuevo conclut en défendant l'orientation de Javier Milei et en rejetant les sondages montrant une érosion présidentielle. Elle reconnaît la persistance de difficultés économiques, mais affirme que les électeurs ne veulent pas revenir au modèle précédent. Le calendrier est en vigueur ; les prochaines étapes seront la plateforme d'août, le choix du candidat libertarien et la négociation avec le PRO et des secteurs radicaux en vue du 9 mai 2027.