Ricardo Quintela a transformé la commémoration des 50 ans du martyre de Mgr Enrique Angelelli et des Bienheureux riojans en rendez-vous du péronisme national. Sénateurs, députés, ministres et représentants de plusieurs provinces sont arrivés à La Rioja le vendredi 31 juillet. Le programme mêle mémoire religieuse et politique, réunions institutionnelles et forum partisan avant la cérémonie centrale à Punta de los Llanos.
Parmi les participants figurent Eduardo « Wado » de Pedro, Juliana Di Tullio, Jorge Taiana, Máximo Kirchner et le ministre de La Pampa Pascual Fernández. Kirchner devait participer au Forum politique du syndicat Luz y Fuerza. La présence simultanée de responsables législatifs et exécutifs a donné une dimension nationale à un hommage qui dépasse le cadre provincial.
Quintela a reçu Fernández au siège du gouvernement et a présenté leur échange comme une discussion sur la situation du pays, les défis communs des provinces et une Argentine plus fédérale. La rencontre a introduit un axe interprovincial : l'héritage d'Angelelli sert de cadre pour débattre du présent et des réponses recherchées par les gouvernements locaux.
Wado de Pedro a salué la mémoire entretenue par La Rioja et relié l'événement au rejet des coups d'État, de la violence et des armes pour régler les différences. Son intervention a inscrit l'anniversaire dans la tradition démocratique de la mémoire et du « plus jamais ». Selon lui, la participation montre que cette lecture mobilise encore cinquante ans après l'assassinat.
Di Tullio a insisté sur l'ampleur de l'invitation, adressée aux responsables politiques, organisations sociales et syndicats de tout le pays. Elle a remercié Quintela d'avoir créé un espace où la direction peut se réunir, parler et chercher l'unité. La commémoration est ainsi un hommage et un lieu de reconstruction des liens péronistes.
Le centre du programme se déplacera samedi à Punta de los Llanos pour les cérémonies officielles devant l'ermitage d'Angelelli. Les activités culturelles, académiques, religieuses et communautaires continueront jusqu'au 15 août. La portée se mesurera à la permanence publique de la mémoire et à la capacité des discussions politiques de produire plus qu'une photographie commune.