Tucumán Politique

La Chambre écarte Pagani et oblige le courant dirigeant de l'UNT à recomposer sa formule

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Par quatre voix contre une, la Chambre fédérale de Tucumán a interdit au recteur actuel de se présenter comme recteur ou vice-recteur en 2026-2030. Mercedes Leal mène désormais la formule et le courant de José Hugo Saab a 48 heures pour choisir son colistier.

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La Chambre fédérale d'appel de Tucumán a déclaré que Sergio Pagani ne pouvait être candidat ni au rectorat ni au vice-rectorat de l'Université nationale de Tucumán pour la période 2026-2030. Adoptée par quatre voix contre une, la décision renverse le jugement de première instance qui avait maintenu sa candidature. Pagani a été vice-recteur de 2018 à 2022 puis recteur de 2022 à 2026.

L'arrêt répond à l'appel de la formule d'opposition Miguel Ángel Cabrera-Virginia Sara Luz Abdala. La Chambre a estimé que le juge Guillermo Díaz Martínez n'avait pas respecté sa propre mesure provisoire du 15 mai, qui ordonnait à l'UNT de ne pas recevoir, traiter ou accréditer de formule comprenant un candidat au rectorat ayant déjà accompli deux mandats consécutifs. Cette interprétation a été appliquée au parcours de Pagani.

La majorité considère que l'article 17 du Statut limite la réélection du recteur et du vice-recteur à une seule fois, soit deux mandats consécutifs au total. Elle relie cette règle à l'article 190, qui reconnaît les autorités accomplissant un second mandat et fixe la fin de leurs fonctions en mai 2026. La Chambre a donc accueilli l'action déclaratoire et interdit à Pagani les deux fonctions.

Le juge Mario Rodolfo Leal a exprimé une dissidence. Invoquant l'autonomie universitaire, il estime que le vrai litige porte sur le droit transitoire: les mandats accomplis sous l'ancien Statut doivent-ils compter après la réforme complète de 2024? Il a aussi rappelé que la Résolution 5370/26 de la Commission électorale autorisant Pagani restait en vigueur faute de recours selon l'article 32 de la Loi sur l'enseignement supérieur. Son objection est minoritaire, mais révèle une tension entre l'arrêt et l'acte universitaire.

L'exclusion recompose la formule dirigeante. La vice-rectrice Mercedes Leal devient candidate au rectorat et le courant de José Hugo Saab dispose de 48 heures pour inscrire un candidat au vice-rectorat. Le délai repose sur l'article 61 du Code électoral national, qui prévoit le déplacement de l'ordre lorsqu'un jugement définitif déclare un candidat inéligible et autorise son remplacement.

Jorge Rospide, Susana del Valle Monserrat, María Inés Gómez et Mateo Martínez figurent parmi les noms envisagés. Le courant dirigeant affirmait conserver le soutien de douze des treize doyens avec ou sans Pagani. Il doit maintenant choisir le nouveau colistier, formaliser la formule et convoquer l'Assemblée universitaire reprogrammée. L'arrêt tranche l'éligibilité de Pagani, mais l'élection dépend encore de ces étapes et de l'articulation avec la résolution de la Commission.

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