Le Sénat de Santa Fe reprend ses séances ordinaires jeudi 30 juillet après quatre semaines sans activité dans l'hémicycle. Peu de décisions importantes figurent à l'ordre du jour immédiat, mais la réunion ouvre une seconde moitié de période législative dominée par des débats de fond. Le principal concerne la réforme électorale et la création d'un code unifiant les règles provinciales.
Le retour commence par une cérémonie institutionnelle. L'hémicycle de 19 sièges a été restauré en juillet, avec une rénovation du mobilier et des systèmes audiovisuels, et prendra les noms d'Aldo Tessio et Jorge Obeid. Le président provisoire Felipe Michlig dirigera à 15 heures l'acte auquel sont conviés les familles et des responsables proches des deux anciens gouverneurs, radical et justicialiste.
L'hommage accompagne la reprise des dossiers restés en suspens le 2 juillet. Parmi eux figure le futur Code électoral, soutenu dans ses grandes lignes par les principaux dirigeants d'Unidos. La difficulté ne tient pas à l'acceptation générale d'une réforme, mais à l'intégration d'une norme étendue alors que les différentes forces de la coalition ont présenté leurs propres textes.
Sénateurs et députés n'ont pas encore tenu de réunion commune pour définir leur méthode. Tout indique que la Chambre haute ouvrira les discussions et les négociations, mais la suite reste indéterminée. L'absence de coordination transforme le consensus interne en premier obstacle avant la recherche d'un accord plus large avec l'opposition.
Un autre projet expose plus clairement les limites des accords actuels. La Chambre des députés a renvoyé au Sénat, avec de fortes modifications, le texte sur les gardiens informels de voitures issu d'une initiative du sénateur Ciro Seisas. La Chambre haute possède les voix pour insister, mais aucun consensus ne garantit pour l'instant son examen.
L'exécutif provincial a contesté les versions des deux chambres, estimant que transformer une infraction municipale en question pénale pourrait détourner des ressources de sécurité. Le texte initial du Sénat renforçait les gardes urbaines municipales, tandis que les députés ont ajouté un contrôle judiciaire. Le dossier pourrait seulement conserver sa priorité pour un futur débat.
Une discussion plus intense pourrait porter sur les « Outils pour le renforcement de la sécurité publique » promus par le ministre Pablo Cococcioni. Le projet aggrave les sanctions et étend les pouvoirs policiers, y compris pour des perquisitions sans mandat ni information du parquet, et suscite des objections constitutionnelles de magistrats et de membres de la Cour. La séance de reprise sera donc surtout le départ de trois négociations : réforme électorale, gardiens de voitures et réforme pénale.