Le renouvellement du Conseil de la magistrature de la province de Buenos Aires a avancé par deux voies qui se sont rejointes presque simultanément. Le gouverneur Axel Kicillof a nommé par décret trois conseillers titulaires et trois suppléants pour représenter le pouvoir exécutif, tandis que la Chambre des députés provinciale approuvait ses propres délégués. Ces décisions ont comblé des vacances essentielles, sans toutefois achever la composition de l'organisme.
Le Conseil participe à la sélection des magistrats et des fonctionnaires du pouvoir judiciaire provincial, de sorte que sa composition conditionne le traitement des postes vacants. La loi 11.868 réserve quatre sièges à l'Exécutif et confie leur désignation au gouverneur. Le décret publié au Bulletin officiel a pourvu les places que ce secteur devait encore compléter.
Les avocats Santiago Carlos Pérez Teruel, Carlos Lisandro Pellegrini et Santiago Eduardo Révora ont été nommés titulaires. Chacun dispose d'un remplaçant déterminé : Gabriela Demaria sera la suppléante de Pérez Teruel, Ana Laura Ramos celle de Pellegrini et Gustavo Alberto Gamino celui de Révora. Ces binômes permettent de maintenir la représentation en cas d'absence.
Les six nominations rejoignent une délégation exécutive qui comprenait déjà le ministre provincial de la Justice, Juan Martín Mena, et son suppléant, Inti Nahuel Pérez Aznar. Les quatre sièges titulaires que la loi attribue au gouverneur ainsi que leurs remplaçants sont donc désormais pourvus. La décision ne change pas la répartition institutionnelle du Conseil, mais complète la participation prévue pour l'Exécutif.
Parallèlement, la Chambre des députés a approuvé Mariano Cascallares comme conseiller titulaire et Sofía Vanelli comme suppléante au titre de la représentation législative. Cette étape, intervenue la veille du décret, a permis à une autre composante de l'organisme de résoudre sa propre vacance. L'intégration a ainsi progressé par des décisions séparées de pouvoirs appelés à siéger à la même table.
Une pièce du processus reste néanmoins en suspens. Le Sénat provincial doit encore choisir un représentant et pouvait examiner cette désignation le jeudi suivant les nominations. Tant que ce siège ne sera pas pourvu, la représentation de l'Exécutif et une partie de celle de la Législature seront réglées, mais la composition générale du Conseil restera incomplète.
Ce retard importe car la couverture des postes judiciaires vacants figure parmi les principales demandes du système provincial. Les décrets de Kicillof et le vote des députés dégagent une grande partie de l'architecture institutionnelle, sans remplacer l'étape restante. La prochaine décision du Sénat déterminera quand le Conseil pourra être pleinement constitué pour assurer les procédures de sélection des magistrats et fonctionnaires.