Le conflit chez UnionBat a ouvert un nouveau foyer de tension industrielle à Entre Ríos après que l'entreprise a notifié près de 100 licenciements dans son usine du parc industriel de Gualeguaychú.
La société, consacrée à la production de batteries et fournisseur de terminaux automobiles, possède des établissements à San Martín, province de Buenos Aires, et à Gualeguaychú. L'impact principal du conflit se concentre désormais sur le site entrerriano.
Selon les travailleurs, les notifications sont arrivées lors du changement d'équipe et aussi par messages WhatsApp. La réaction a été immédiate : s'installer devant l'usine pour maintenir une présence physique et éviter un éventuel vidage ou démantèlement de l'établissement.
Les ouvriers regroupés au sein du syndicat chimique maintiennent des tours à la porte de l'usine. Leur objectif déclaré est de préserver les installations, rendre la revendication visible et forcer une intervention rapide de l'autorité du travail.
Martín Gómez, délégué des travailleurs, a expliqué que l'inquiétude ne se limite pas au paiement des indemnités. La revendication centrale est de conserver les postes, car la perte de près de 100 salaires frappe directement les familles et le tissu social de Gualeguaychú.
Les travailleurs prévoient de porter la dénonciation au ministère du Travail et d'exiger une réponse institutionnelle. L'affaire met sur la table le rôle de l'État face à des décisions patronales capables de modifier brutalement la structure de l'emploi dans une ville industrielle.
L'entreprise intervient dans un segment important de la chaîne automobile : la fabrication de batteries. Le conflit dépasse donc la dimension salariale immédiate et expose la fragilité des fournisseurs industriels dans un contexte de baisse de la demande, d'ajustement des coûts et de pression sur l'emploi déclaré.
Pour Entre Ríos, UnionBat s'ajoute à une série de conflits productifs qui révèlent la détérioration de l'emploi formel dans des secteurs manufacturiers. La question de fond est de savoir si la fermeture de sources de travail sera traitée comme un problème privé ou comme un enjeu public de politique industrielle et territoriale.