Catamarca Política

Ledesma place les sénateurs de Catamarca face au vote sur la loi foncière

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Le chef du groupe Frente de Todos à la Chambre provinciale demande aux trois sénateurs de Catamarca de rejeter le texte national le 6 août. Il conteste la suppression des limites aux acheteurs étrangers et réclame la protection des ressources provinciales.

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Juan Carlos Ledesma a reporté sur la représentation nationale de Catamarca le rejet du projet d'Inviolabilité de la propriété privée que le Sénat examinera le 6 août. Le président du groupe Frente de Todos à la Chambre provinciale a demandé aux trois sénateurs de Catamarca, sans distinction partisane, de voter contre. Son intervention transforme le débat général sur les capitaux étrangers en exigence concrète envers les représentants de la province.

L'objection centrale porte sur les limites que le projet supprimerait pour l'achat de terres rurales par des étrangers. Ledesma rappelle le plafond actuel de 15 % des superficies nationale, provinciale et municipale, ainsi que la limite de 1 000 hectares dans la zone agricole centrale pour un même propriétaire étranger. Selon lui, la disparition de ces barrières favoriserait la concentration des terres stratégiques et affaiblirait la capacité de l'État à identifier l'acheteur final.

Le député a dirigé ses critiques contre le gouvernement de Javier Milei et le ministre de la Déréglementation Federico Sturzenegger, promoteur de l'initiative. Il décrit le texte comme un avantage accordé aux grands capitaux étrangers et refuse que l'ouverture soit présentée uniquement comme une politique d'attraction des investissements. À ses yeux, la propriété foncière touche aux ressources stratégiques et à la souveraineté et ne doit pas devenir une transaction sans limites institutionnelles.

Ledesma a également introduit la structure productive dans le débat. Il affirme que 65 % des producteurs du pays relèvent de l'agriculture familiale, mais n'accèdent qu'à 13 % de la superficie agricole. Ce rapport lui sert à soutenir qu'une libéralisation accrue aggraverait un déséquilibre existant et que le projet protège davantage les acheteurs de grande taille que les petits et moyens producteurs argentins.

Son appel aux sénateurs s'appuie aussi sur la Constitution nationale. Le député rappelle que les ressources naturelles relèvent du domaine originel des provinces et estime que Catamarca doit empêcher la concentration au niveau central des décisions sur ses terres et ses biens. Il conteste également des dispositions qui, selon lui, déplaceraient les litiges des tribunaux argentins vers des juridictions étrangères.

La décision interviendra lors de la séance du 6 août. D'ici là, les trois sénateurs de Catamarca font face à une demande qui combine discipline partisane, représentation territoriale et position sur l'investissement étranger. Ledesma leur demande de voter sans pression du pouvoir ; le résultat dira si son appel provincial devient un rejet législatif ou si le gouvernement réunit les soutiens nécessaires pour modifier le régime actuel.

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