Le radicalisme a présenté à la Chambre des députés un projet de résolution pour exiger du gouvernement national qu'il accélère la mise en œuvre du système accusatoire fédéral dans la Ville autonome de Buenos Aires.
L'initiative a été signée par les six législateurs nationaux de l'Union civique radicale et vise un point sensible de l'agenda judiciaire : le passage d'un schéma principalement écrit et inquisitoire à un modèle oral, contradictoire et avec un rôle accru du ministère public fiscal.
Dans le texte, les députés soutiennent que continuer à reporter l'application du système accusatoire à Buenos Aires porte atteinte au droit d'accès à la justice et affaiblit les garanties constitutionnelles. La demande met l'accent sur le retard opérationnel et politique dans l'achèvement d'une réforme déjà prévue au niveau fédéral.
Le système accusatoire modifie la logique de la procédure pénale. Les enquêtes sont dirigées par les procureurs, les juges concentrent leur rôle sur le contrôle des garanties et le règlement des litiges, et les audiences orales visent davantage de transparence, de célérité et de publicité des dossiers.
Pour l'UCR, la Ville ne peut pas continuer à être en retard par rapport à d'autres juridictions où le modèle a déjà été lancé ou est en cours d'application. Ce retard, avertissent-ils, crée des inégalités territoriales dans la réponse judiciaire.
La demande possède aussi une dimension institutionnelle. Accélérer la réforme exige planification budgétaire, formation, technologie, coordination entre le pouvoir judiciaire, le ministère public et le ministère de la Justice, ainsi qu'une décision politique soutenue.
Dans un contexte de fort débat sur la sécurité urbaine, les délits complexes et la confiance publique dans la justice, le radicalisme cherche à installer que le problème n'est pas seulement pénal, mais aussi de qualité institutionnelle et d'efficacité de l'État.
Le débat à la Chambre des députés permettra de mesurer si l'officialisme est prêt à activer un agenda judiciaire qui combine modernisation procédurale, garanties constitutionnelles et capacité réelle d'enquête dans le principal district politique du pays.