Sebastián Pareja, président de La Libertad Avanza dans la province de Buenos Aires, a annoncé que son parti ne soutiendrait ni modification ni réinterprétation des règles limitant la réélection des maires. Il a formulé cette position à Mar del Plata, lors d'une réunion de la cinquième section électorale organisée avec le député national Alejandro Carrancio et des représentants des 27 districts de la région.
La rencontre avait un double objectif : organiser le travail territorial du parti et définir une ligne sur un débat en cours à la législature provinciale. Un secteur du péronisme souhaite réviser le régime actuel afin de permettre de nouvelles candidatures municipales. Pareja s'y est opposé, même si la réunion partisane ne constituait ni un vote législatif ni une décision sur le parcours du projet.
Devant la presse, Pareja a estimé que les limites de mandat étaient raisonnables et a critiqué l'idée de réinterpréter une loi pour des raisons électorales. Il a également attaqué Sergio Massa et affirmé que les futurs dialogues politiques devraient se tenir avec des forces qui, selon lui, privilégient la transformation de la province plutôt que la conservation de positions locales.
Cette déclaration transforme la réélection municipale en condition d'éventuels accords politiques, et pas seulement en question juridique. Pareja a affirmé que certains districts sont gouvernés depuis des décennies par les mêmes groupes et a relié le refus libertarien à une volonté de renouvellement. Ses propos expriment la ligne de la direction provinciale ; l'issue dépendra du vote des blocs si un texte arrive en séance.
Carrancio a centré son intervention sur l'organisation de la cinquième section. Il a indiqué que le parti dispose d'équipes, de conseillers municipaux et de responsables dans les 27 communes, et a demandé une agenda commun. Le député a présenté ce réseau territorial comme un outil d'expansion provinciale, sans annoncer de candidatures précises ni de calendrier électoral.
Étaient également présents Emiliano Recalt, président du conseil municipal de General Pueyrredón, le coordinateur de section Mariano Valiante, les sénateurs provinciaux Gonzalo Cabezas et Cecilia Martínez, ainsi que la députée provinciale Sofía Pomponio. Les participants ont comparé les réalités locales et discuté de la coordination entre directions municipales et structure provinciale.
La position annoncée ajoute une contrainte à une négociation législative plus large. Modifier le régime nécessiterait des majorités dans les deux chambres provinciales et des accords entre forces aux intérêts territoriaux différents. Le refus de Pareja réduit les chances d'obtenir des voix libertariennes, mais il ne détermine pas à lui seul le résultat et ne lie pas chaque élu avant l'existence d'un texte définitif.
La prochaine étape se jouera à la législature de Buenos Aires, qui devra décider si le dossier avance, s'intègre à une négociation globale ou reste sans traitement. Entre-temps, La Libertad Avanza utilisera son organisation de section pour défendre la position annoncée à Mar del Plata et poursuivre son implantation municipale. La question décisive est l'émergence éventuelle d'une majorité capable de modifier la limite actuelle.