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La CGT de Formosa rend hommage à Rucci et prend position face à l'ajustement national

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La délégation a relié l'héritage organisationnel de l'ancien dirigeant de la CGT à la défense actuelle des droits du travail. Elle a prôné la concertation entre État, entreprises et salariés, critiqué les politiques nationales et réaffirmé son rôle politique à Formosa.

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La délégation régionale de Formosa de la Confédération générale du travail a rendu hommage à José Ignacio Rucci et transformé cette commémoration en prise de position sur la situation économique et sociale du pays. L'organisation a souligné le parcours de l'ancien secrétaire général de la CGT, défendu l'organisation et l'unité syndicales et critiqué les politiques d'ajustement du gouvernement national. Le document relie la mémoire du dirigeant à une défense actuelle des droits du travail et des droits sociaux.

Issu de l'Union ouvrière métallurgique, Rucci a dirigé la CGT nationale de 1970 à 1973, dans une période de forte conflictualité et de réorganisation politique. La délégation formoséenne a rappelé son rôle dans l'articulation du mouvement ouvrier et dans le processus ayant accompagné le retour de Juan Domingo Perón après dix-huit années d'exil. Elle a également évoqué sa participation à la création, en 1957, des 62 Organisations péronistes, espace de représentation syndicale et politique lié au justicialisme.

L'hommage a aussi insisté sur le rôle de Rucci dans le Pacte social signé le 8 juin 1973 par l'État, le patronat et les travailleurs. Cet accord cherchait à coordonner prix, salaires et décisions productives dans un contexte économique complexe. La CGT de Formosa a présenté cette expérience comme un précédent de concertation et soutenu que la participation du mouvement ouvrier aux décisions nationales devait faire partie de toute stratégie visant à ordonner l'économie et à promouvoir le développement.

Rucci a été assassiné le 25 septembre 1973, alors qu'il occupait encore une place centrale dans la direction syndicale. La commémoration n'a pas réduit sa figure à cet épisode et a mis l'accent sur son parcours d'organisation, sa recherche d'accords et sa défense d'une structure syndicale unifiée. Pour la délégation régionale, cet héritage se traduit par la nécessité de maintenir une lutte permanente, de redoubler d'efforts et de favoriser l'unité face aux pressions exercées sur les travailleurs.

À partir de cette référence historique, l'organisation a dirigé ses critiques contre l'administration de Javier Milei. La CGT de Formosa a affirmé que les mesures économiques nationales avaient des effets négatifs sur de larges secteurs sociaux, en particulier sur les salariés. Elle a qualifié l'orientation officielle de politique d'ajustement et estimé qu'elle affectait les droits du travail et sociaux tout en aggravant des difficultés déjà présentes. Ces appréciations correspondent au positionnement de la centrale syndicale.

La déclaration n'a pas détaillé de programme alternatif, mais elle a fixé trois priorités: renforcer l'organisation syndicale, préserver l'unité du mouvement ouvrier et défendre les droits acquis. La délégation a relié ces tâches à une participation plus active des travailleurs à la vie politique, économique et sociale. L'hommage est ainsi devenu une intervention dans le débat contemporain sur la place des syndicats face aux décisions nationales et à leurs conséquences dans les provinces.

La CGT de Formosa a également pris position sur la politique provinciale. Elle a salué le fonctionnement des institutions démocratiques locales et réaffirmé son engagement envers un projet d'orientation péroniste qui, selon sa déclaration, doit placer les besoins de la population au centre de l'action publique. Cette définition situe la délégation non seulement comme représentation du travail, mais aussi comme acteur politique du paysage formoséen, avec une orientation explicitement assumée.

La suite dépendra de la traduction de cette position en actions syndicales, revendications concrètes et coordination avec d'autres organisations. Pour l'heure, la délégation a utilisé une commémoration historique pour formuler sa lecture du présent: elle a défendu la concertation entre État, entreprises et travail, rejeté l'ajustement national et appelé à la cohésion syndicale. La déclaration trace une ligne de mobilisation et de défense des droits, sans annoncer de calendrier, de grève ni de négociation précise.

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