Tucumán Politique

Jaldo transforme le recours contre sa réélection en duel politique et juridique avec Manzur

Partager
Facebook X LinkedIn WhatsApp

Le gouverneur rejette le recours contre l'article 90 et annonce qu'il citera le sénateur qui présida la Convention de 2006. Jaldo revendique une réélection; l'opposition veut bloquer sa candidature et la fracture péroniste se déplace devant la justice.

Écouter cet article

Prêt à écouter

Osvaldo Jaldo a répondu à l'action déclaratoire contre l'article 90 de la Constitution de Tucumán et transformé le dossier en confrontation directe avec Juan Manzur. Le gouverneur affirme que le recours veut l'exclure par avance de l'élection de 2027 et annonce que le sénateur sera le premier témoin proposé par la province.

L'argument central de Jaldo est que l'article 90 autorise un premier mandat et une réélection. Il rappelle que Manzur a été élu gouverneur, puis réélu, et qu'il présidait la Convention constituante de 2006 qui rédigea la règle. Lui interdire maintenant une réélection reviendrait, selon lui, à nier le critère appliqué à son prédécesseur.

L'opposition présente le problème autrement. Elle demande à la justice de décider si les mandats antérieurs de Jaldo comme vice-gouverneur et son mandat actuel limitent une nouvelle candidature. Le litige définira donc qui peut concourir, comment sont comptées les fonctions successives dans l'exécutif et quelle est la portée de la clause.

Jaldo conteste aussi la légitimité politique de Manzur. Il rappelle que le sénateur mena la réforme et voulut en 2023 être candidat vice-gouverneur après deux mandats de gouverneur et deux de vice. La justice bloqua cette formule. Jaldo soutient que Manzur a épuisé ses possibilités tandis que lui ne cherche qu'un deuxième mandat comme gouverneur.

La conférence a comporté des expressions très agressives. Jaldo a dit que Manzur devrait revenir témoigner et peut-être «rendre», sans préciser l'objet juridique. Il l'a accusé d'agir en coulisses et de contester la Constitution qu'il a contribué à écrire. Ces déclarations sont politiques et ne remplacent pas les preuves du dossier.

Le gouverneur a distingué les opposants. Il a jugé plus raisonnable l'avis de Lisandro Catalán, de La Libertad Avanza, selon lequel une contestation pourrait être déposée une fois la candidature officialisée. Jaldo annonce cette étape pour le 9 avril et qualifie l'action antérieure d'abstraite. Il a répondu plus durement à Mariano Campero et Manzur.

Le procès approfondit une fracture péroniste déjà visible dans les meetings, affiches et discours. Manzur veut récupérer le péronisme tucumano et a défié Jaldo pour le 9 mai 2027. Le gouverneur voit le recours comme une reconnaissance de sa force; ses adversaires comme une garantie préventive du respect constitutionnel.

La prochaine étape sera la notification de la province, sa défense et la définition des preuves, dont la possible citation de Manzur. La justice devra séparer les attaques personnelles de l'interprétation avant le calendrier électoral. Le jugement décidera de l'éligibilité de Jaldo, réorganisera la majorité, conditionnera l'opposition et fixera un précédent sur la succession entre vice-gouverneur et gouverneur.

Étiquettes de l’article