Jorge Macri tente de conclure une alliance entre le PRO et La Libertad Avanza pour l'élection de Buenos Aires de 2027, mais l'entente n'est pas encore définie. Le chef du Gouvernement considère qu'un accord pourrait dégager son chemin vers la réélection et éviter qu'une candidature libertaire compétitive ne divise l'électorat officieliste. Du côté de Karina Milei, il y a moins de rejet qu'il y a un an, bien qu'aucune décision finale n'ait été prise.
La position de Jorge Macri a changé après la défaite porteña de mai 2025. Plus tard, il a accepté une alliance pour l'élection nationale d'octobre, au cours de laquelle le PRO a obtenu trois places, et depuis, il a cherché à transférer cette coopération au district. Parmi les concessions qu'il serait prêt à discuter figure la vice-présidence pour une dirigeante liée à Karina Milei, Pilar Ramírez étant mentionnée comme possibilité.
La Libertad Avanza conserve des incitations à retarder une décision. Ses législateurs ont évalué la nécessité d'installer une candidature propre, même si ce n'était que pour améliorer la négociation, et l'espace ne dispose aujourd'hui d'aucune option définitive après le départ de Manuel Adorni de la scène portuaire. Patricia Bullrich, Diego Santilli ou un ministre apparaissent comme des alternatives possibles, pas comme des candidatures confirmées.
L'approche a déjà une expression au sein de la Législature. Le PRO a accompagné des versions locales de normes promues au niveau national, parmi elles celle appelée Ley Hojarasca, tandis que les libertaires ont cessé de bloquer les initiatives de l'Exécutif porteño avec la fréquence précédente. Cette coordination réduit le niveau de confrontation, mais ne résout pas la répartition des candidatures ni la direction future d'une éventuelle coalition.
Mauricio Macri ajoute un troisième intérêt à la négociation. L'ex-président pousse à une primaire large et souhaite que Horacio Rodríguez Larreta puisse concourir au sein du même dispositif, bien que l'ancien chef de Gouvernement ait affirmé qu'il ne participerait pas si LLA fait partie de l'accord. Mauricio Macri ne semble pas non plus convaincu de céder une partie de la formule aux libéraux et maintient comme outil de pression la possibilité de revenir concourir dans la Ville.
La discussion est ainsi traversée par trois calculs différents : Jorge Macri veut protéger sa réélection, Karina Milei doit décider entre s'entendre ou disputer le principal bastion historique du PRO, et Mauricio Macri cherche à conserver de l'influence sur l'architecture électorale. La coopération législative offre un point de départ, mais il n'existe pas encore de formule, de mécanisme de sélection ni de liste de candidats convenue. Le prochain mouvement dépendra de si LLA privilégie une entente ou installe une figure propre pour négocier depuis une position plus forte.