Le bloc Chaco Puede cherchera à ce que la Chambre des Députés provinciale traite la semaine prochaine le projet de réitération, selon ce qu'a annoncé la députée Carina Botteri Disoff. L'initiative a été analysée pendant plusieurs mois avec le Ministère de la Sécurité et fait partie de l'agenda avec lequel le parti au pouvoir entend répondre aux délits commis de manière répétée.
La proposition différencie la réitérance de la récidive. La récidive suppose une condamnation antérieure définitive, tandis que la réitérance considère l'existence de nouveaux comportements délictueux attribués à une même personne pendant des procédures encore en cours. Selon l'explication législative, cet antécédent pourrait être intégré comme un élément supplémentaire lorsqu'un procureur demande la détention préventive.
Cette considération ne produirait pas à elle seule une condamnation automatique ni n'éliminerait l'analyse judiciaire de chaque dossier. La détention préventive est une mesure conservatoire et non une peine ; c'est pourquoi son application doit respecter la présomption d'innocence et se fonder sur les risques procéduraux et les circonstances concrètes établies par la loi. La portée définitive dépendra du texte qui parviendra à l'assemblée et de son éventuelle réglementation.
Botteri Disoff a indiqué que lors des conversations, des questions sont apparues concernant la capacité du système pénitentiaire et des services de police à héberger des détenus. La réponse du ministère de la Sécurité a été qu'il existe des travaux d'agrandissement en cours. La députée a également mentionné comme future ligne de travail un régime de confiscation pour récupérer les biens des personnes condamnées, affaire qui n'est pas nécessairement incluse dans la même sanction.
La législatrice a également passé en revue d'autres dossiers de l'agenda provinciale. Elle a évoqué la suspension des PASO et a précisé que l'économie électorale ne peut pas être automatiquement attribuée à l'hôpital pédiatrique. Elle a également mentionné des projets pour récupérer auprès des œuvres sociales et des prépayés le coût des prestations fournies par les hôpitaux publics et pour organiser la prise en charge des étrangers, dans l'intention d'unifier les critères.
Le parti au pouvoir manifeste qu'il existe un dialogue avec d'autres blocs, mais n'a pas encore annoncé d'accord garantissant les votes pour approuver la récidive. L'étape annoncée est d'essayer de l'incorporer à l'ordre du jour de la semaine prochaine. Seul le débat parlementaire montrera si la rédaction convenue avec la Sécurité est maintenue, si des changements apparaissent et si la Chambre transforme la proposition en loi.