Corrientes Industrie

Corrientes reçoit sa première presse industrielle mobile pour véhicules

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L'équipement acquis par Juan Guden transforme une voiture ou une camionnette en balle métallique en trois minutes et peut traiter 130 unités par journée. L'entreprise prévoit un four industriel et étudie une future exportation, sans contrat ni date définie.

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Corrientes a reçu sa première presse industrielle mobile destinée aux véhicules hors d'usage et aux métaux abandonnés. L'équipement a été acquis par l'entrepreneur Juan Guden, âgé de 85 ans, pour son entreprise Hierros Juan et installé dans un premier temps dans un hangar proche de l'accès à San Cosme, sur la route nationale 12 au kilomètre 1056. L'investissement ouvre une étape jusqu'ici inexistante dans la province: concentrer, réduire et préparer la ferraille automobile pour les phases industrielles suivantes.

La machine peut transformer en trois minutes une voiture ou une camionnette hors d'usage en une balle métallique d'environ un mètre. Le mécanisme n'achève pas à lui seul le recyclage, mais convertit une unité volumineuse en une pièce compacte, plus facile à stocker, déplacer et traiter. Il peut également travailler avec d'autres objets métalliques mis au rebut, ce qui signifie que son utilisation ne se limite pas aux véhicules.

Avant l'arrivée de l'équipement, les personnes ayant besoin de cette opération à Corrientes devaient transporter le matériau vers le Chaco, Misiones ou Formosa. La mobilité de la presse modifie cette logistique, puisqu'elle peut être déplacée vers différents sites au lieu d'envoyer chaque véhicule complet dans une autre province. Fonctionnant au gazole, elle peut suivre l'emplacement des dépôts ou des concentrations de ferraille, un atout central pour une activité dispersée sur le territoire.

La presse a été construite par une entreprise de Santa Fe et est arrivée après plusieurs mois de préparation. Des techniciens du fabricant ont réalisé une longue démonstration dans l'établissement et formé les opérateurs qui seront chargés de sa manipulation. Cette étape était indispensable pour passer de l'achat à l'exploitation effective, car le rendement dépendra de procédures coordonnées de chargement, pressage, déchargement et déplacement à l'intérieur du site.

Selon la capacité annoncée, la machine peut compacter jusqu'à 130 véhicules pendant une journée de huit heures. Ce volume correspond au maximum technique déclaré et non à une production quotidienne automatiquement soutenue, qui dépendra de la disponibilité des unités, de l'organisation du travail et de la destination des balles. Guden a indiqué que de vastes zones de la province contenaient des véhicules abandonnés à l'air libre, susceptibles d'alimenter le lancement de l'activité.

Le projet prévoit une chaîne qui ne s'arrête pas au compactage. L'étape suivante consiste à fondre les blocs métalliques dans un four industriel afin d'obtenir un matériau prêt à être commercialisé. L'entrepreneur a déclaré que le four avait déjà été acheté et que l'entreprise disposait des autorisations nécessaires. Si cette phase aboutit, l'activité réunira à Corrientes la réduction de volume, le traitement thermique et la préparation du métal pour des marchés de plus grande échelle.

Les travaux liés au four ont été retardés par des conditions associées à l'arrivée d'El Niño, selon Guden. L'entreprise étudie également la possibilité d'exporter le matériau vers la Chine, mais cette option a été présentée comme une perspective et non comme un contrat conclu. Les délais de mise en service, les volumes disponibles, la continuité de l'approvisionnement et les conditions commerciales d'une éventuelle vente extérieure restent donc à définir.

La première étape concrète a été franchie avec l'arrivée, les essais et la formation à l'utilisation de la presse. La suite dépendra de l'organisation de la collecte des véhicules, du maintien d'une activité régulière et de l'intégration du four à la ligne industrielle. L'expérience permettra de mesurer le volume réellement traitable à Corrientes et de vérifier si la mobilité de l'équipement suffit à desservir plusieurs points de la province sans transfert préalable vers les juridictions voisines.

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