Le gouvernement de la ville de Buenos Aires exonérera d'ABL les hôtels, restaurants et librairies pendant le premier semestre 2027. Jorge Macri a annoncé la mesure à l'ouverture de la Foire internationale du tourisme à La Rural et l'a présentée comme une baisse de coûts pour des activités jugées stratégiques.
Le bénéfice concernera environ 7 000 établissements gastronomiques, 380 librairies et des centaines d'hôtels. La ville n'a pas indiqué le coût fiscal total ni la procédure administrative. Le règlement devra préciser les composantes de l'ABL concernées et la manière de vérifier l'activité principale de chaque contribuable.
Macri a relié la décision à l'objectif de consolider Buenos Aires comme centre touristique national et international. Il affirme que le tourisme crée de la valeur, de l'emploi et des services dans plusieurs branches de l'économie urbaine. Les librairies sont incluses au titre de l'offre culturelle. La décision a été annoncée devant des entrepreneurs du tourisme et de la restauration, qui anticipent leurs coûts en fonction des réservations et de la saison.
Il a cité 1,6 million d'arrivées internationales en Argentine entre janvier et juillet, soit 19 % de plus qu'en 2025. Ces chiffres ont été présentés lors de la trentième édition de la foire, sans préciser combien de visiteurs se sont rendus dans la capitale.
Le maire décrit l'exonération comme une réduction de la charge des entreprises qui investissent et emploient. Il ne s'agit pas d'une suppression permanente de l'ABL, mais d'une mesure limitée à six mois. Cette durée permettra d'observer son effet sur les coûts et les recettes.
Macri affirme que la révision des dépenses administratives finance l'allègement. Il a mentionné 9 000 postes supprimés, 359 fonctions de direction éliminées et des contrats interrompus avec 40 cantines qualifiées d'inexistantes, pour plus de 16 milliards de pesos par an.
Des responsables du développement économique, du tourisme, des sports et des relations internationales ont accompagné l'annonce, notamment Hernán Lombardi, Valentín Díaz Gilligan, Fabián Turnes et Fulvio Pompeo. Pour les bénéficiaires, l'économie réelle dépendra de l'évaluation de chaque immeuble.
Les prochaines étapes sont la publication du texte, la définition de la procédure et l'identification exacte des contribuables. L'impact budgétaire global et d'éventuelles conditions liées à l'activité ou à l'emploi restent à connaître. L'annonce fixe donc le principe, mais pas encore tous les contrôles. Le texte devra aussi préciser si l'exonération sera automatique ou soumise à inscription et comment seront traités les immeubles à usage mixte.