Le conseil municipal de Campo Quijano a rouvert l'examen du compte général 2020 de l'ancien maire Carlos Folloni après réception du rapport définitif de l'Audit général de Salta. La conseillère radicale Lorena Torres propose d'envoyer de nouveaux documents et d'avancer en commission vers un rejet formel.
Le constat central est l'impossibilité de vérifier 19.948.489,51 pesos, soit 9% des dépenses exécutées. L'organisme n'a pas reçu les ordres de paiement ni les justificatifs nécessaires pour contrôler la régularité des versements, leur enregistrement et les obligations associées.
Les observations concernent carburants, éclairage public, pavage, aide d'urgence, logements et location de véhicules et machines routières. Certains montants devaient aussi être analysés au regard des règles de marchés et d'appels d'offres. La question est de savoir si chaque opération peut être reconstruite par les documents.
L'Audit signale également l'absence de dossiers et conventions pour trois ouvrages, de documents salariaux et d'états comptables obligatoires. Le programme Mi Casa, la rénovation de la Casa de la Cultura et le pavage sont concernés. L'absence de pièces ne prouve pas l'inexistence des travaux, mais empêche leur contrôle.
Torres conteste aussi l'historique législatif. Selon elle, aucune ordonnance ne certifie l'approbation du compte; un avis de commission aurait au contraire été rejeté le 15 décembre 2021. Une ordonnance sans numéro liée à l'avis 52/2021 aurait pourtant été transmise à l'Audit, d'où sa demande des procès-verbaux.
Une autre incohérence concerne la structure administrative utilisée pour attribuer les responsabilités. La gestion Folloni aurait fourni une ordonnance de 2009 alors qu'une norme de 2019 définissait déjà les fonctions. L'Audit a notifié Folloni et le maire actuel Lino Yonar le 30 juillet 2026 sans recevoir de réponse.
Le dossier rejoint des accusations ultérieures. En 2024, Yonar a contesté la reddition d'une convention nationale de 2021 de 15 millions de pesos pour éclairage, caméras et équipements, évaluée à 100 millions actualisés. Folloni a nié et affirmé avoir justifié les fonds. Torres dit que le conseil n'a pas davantage reçu d'informations de Yonar.
La commission doit maintenant distinguer les responsabilités politiques, administratives et éventuellement juridiques. La condamnation de l'ancien maire Manuel Cornejo accroît la pression pour ne pas classer les observations, mais le cas Folloni exige son propre examen. Il faudra réunir actes et justificatifs, décider du rejet du compte et transmettre les pièces à l'Audit.