Le débat sur le Code électoral de Santa Cruz s'est rouvert brusquement après l'annonce d'un projet propre par Adriana Nieto, députée de Por Santa Cruz. La Commission travaillait déjà sur un texte unifié de 108 articles et préparait un plénum pour le 10 novembre.
Nieto affirme avoir des désaccords de fond et son bloc soutiendra une alternative. D'autres législateurs ont exprimé leur malaise après plusieurs mois de travail commun.
Adriana Nieto est au centre car son initiative révèle une tension dans le camp au pouvoir. Por Santa Cruz dispose de dix députés, insuffisants pour imposer seul un Code. Il faudra donc négocier.
Un Code électoral règle bien plus que les dates: bulletins, alliances, candidatures, financement, parité, scrutin, campagnes et recours. Une réforme intégrale exige stabilité et temps d'application.
Le projet de 108 articles résultait de mois de travail et de points d'accord. Il peut être modifié, mais toute alternative doit expliquer précisément les désaccords et les avantages proposés.
Le pouvoir risque aussi un problème de légitimité s'il accélère son propre texte sans même niveau de délibération. La réforme ne doit pas sembler conçue pour favoriser le gouvernement en 2027.
L'opposition ne doit toutefois pas transformer le désaccord en blocage permanent. Santa Cruz a besoin de règles claires. Il faut préserver les accords déjà acquis.
Le 10 novembre sera déterminant. Nieto devra convaincre que son texte améliore le Code et ne remplace pas simplement un consensus difficilement construit.