Le législateur provincial Ernesto Ramón Flores, membre du bloc Hacemos Unidos por Córdoba et représentant du département Río Seco, a demandé un congé de son siège. La décision a été prise alors qu'avance une enquête judiciaire à Villa de María del Río Seco pour abus sexuels et de pédopiégeage (grooming), une affaire impliquant onze personnes détenues.
Parmi les détenus se trouve un conseiller législatif, circonstance qui a transféré l'impact institutionnel du dossier à l'Assemblée unique. Flores a communiqué qu'il avait demandé à se retirer afin que le processus puisse avancer en toute liberté, sans interférences et avec les conditions nécessaires pour clarifier les faits. La demande n'équivaut pas en elle-même à une acceptation formelle de la licence par l'organe.
Le législateur a soutenu que la Justice devra établir les responsabilités individuelles et aller jusqu'aux dernières conséquences. Il a également affirmé que, dans la fonction publique, il ne suffit pas de donner des explications lorsqu'il existe des doutes ou des soupçons. Selon son communiqué, son obligation institutionnelle consiste à faciliter l'éclaircissement et à éviter que la fonction soit utilisée pour remettre en question l'enquête.
Flores a souligné que l'affaire concerne des adolescents, des familles et des communautés de la région, et que les victimes doivent occuper le centre de toute réponse. Dans ce cadre, il a demandé que les disputes partisanes passent au second plan et a annoncé qu'il ne participerait pas aux spéculations politiques autour d'une situation qu'il a décrite comme particulièrement douloureuse.
Le représentant a ratifié son engagement envers la communauté de Río Seco et a affirmé que la gravité du cas exige des attitudes concrètes. Sa demande de congé fonctionne comme une décision politique et institutionnelle destinée à séparer temporairement son activité législative de l'avancement de l'affaire. Les informations publiées ne précisent pas la durée demandée ni qui occuperait le siège pendant son absence.
L'enquête se poursuit devant le tribunal et les arrestations ne constituent pas des condamnations. Il n'a pas non plus été signalé que Flores soit mis en examen dans le dossier : le lien institutionnel mentionné est l'arrestation d'une personne qui occupait le poste de conseiller législatif. Toute attribution pénale devra provenir exclusivement des actes de la Justice compétente, tandis que la Législature provinciale définit la procédure et les conditions du congé demandé.