Le gouvernement de Misiones demande à l'État national d'activer les ressources prévues par la loi 26.509 sur les urgences agricoles face à un risque climatique jugé croissant. L'objectif est de financer des mesures préventives avant d'éventuelles pertes.
Le ministre de l'Agriculture Facundo López Sartori estime que ces fonds ne doivent pas être considérés uniquement comme une aide après catastrophe. Ils peuvent aussi réduire la vulnérabilité des cultures, des routes rurales et des infrastructures productives.
La demande prolonge une démarche du gouverneur Hugo Passalacqua auprès du chef de cabinet Diego Santilli lors d'une réunion du Norte Grande. Passalacqua a demandé l'activation du FONEDA, fonds national destiné aux urgences et désastres agricoles.
La loi 26.509 a créé un système de prévention et d'atténuation des urgences agricoles. Elle prévoit notamment des aides non remboursables, des investissements de réduction des risques et des crédits spéciaux pour rétablir la capacité productive.
La préoccupation est liée aux prévisions sur El Niño. Un rapport de la NOAA cité par la source estime à plus de 83% la probabilité d'un épisode fort ou très fort entre janvier et mars 2027.
Pour Misiones, ce scénario peut accroître les risques de fortes précipitations, d'inondations et de dommages aux économies régionales, notamment aux exploitations, routes rurales et infrastructures de transport.
La demande n'est toutefois pas encore chiffrée publiquement. On ignore le montant exact réclamé, les ressources actuelles du FONEDA et la part exécutée en 2026.
La suite dépendra de la réponse de l'État national et de la disponibilité réelle du fonds. La question est de savoir si l'aide sera activée en prévention ou seulement après la constatation des dommages.